Conférences régionales des élus: des avis de licenciement envoyés aux employés

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Avec cette dissolution, le président du conseil central Côte-Nord de la CSN, Guillaume Tremblay, voit carrément se profiler à l'horizon une politique du chacun pour soi.

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Steeve Paradis

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Baie-Comeau) Vouées à la disparition depuis la signature du pacte fiscal transitoire entre Québec et les municipalités, certaines Conférences régionales des élus (CRE) de la province ont commencé à expédier lundi des avis de licenciement collectif à leurs employés. C'est notamment le cas des CRE de la Capitale-Nationale, de la Gaspésie et des Îles ainsi que celle de la Côte-Nord.

Ces avis de licenciement entreront en vigueur le 31 mars, moment où les CRE devraient être effacées du paysage. «Aujourd'hui, c'est une journée triste», a lancé, visiblement émue, la présidente de la CRE Côte-Nord, Micheline Anctil. Cette dernière se dit particulièrement touchée pour les 23 professionnels de l'organisme, «des gens de coeur et de passion, dédiés à la Côte-Nord».

Comme la plupart des élus de la région, Mme Anctil craint que la disparition de la CRÉ n'entraîne un sérieux déficit en matière de développement régional, puisqu'il n'y aura plus d'organismes chapeautant l'ensemble de la région. Avec la fin des conférences régionales des élus, Québec a estimé que les MRC pourront jouer ce rôle de gouvernance régionale. Micheline Anctil n'y croit pas.

«La MRC de la Haute-Côte-Nord [où elle est préfet] n'est pas en mesure d'assurer une continuité [des services de la CRE] sans que rien n'y paraisse. Nous n'avons ni le personnel ni l'expertise pour le faire», a déclaré celle qui est aussi mairesse de Forestville. «Recevoir de nouvelles responsabilités avec 50 % des moyens qui viennent avec ou pas de moyen du tout, c'est se diriger dans un cul-de-sac.»

La présidente a aussi rappelé qu'il y a bien des dossiers qui se trouvent au-dessus des MRC d'une région, comme l'immigration, les négociations avec les autochtones ou le transport. Qu'adviendra-t-il de toutes ses responsabilités? «Les élus de la Côte-Nord devront réfléchir sérieusement à tout ça», a-t-elle enchaîné.

Chacun pour soi

Avec cette dissolution, le président du conseil central Côte-Nord de la CSN, Guillaume Tremblay, voit carrément se profiler à l'horizon une politique du chacun pour soi.

«Les préoccupations ne sont vraiment pas les mêmes d'une MRC à l'autre. Ça va être une guerre de clochers s'il n'y a plus de cohésion et de vision régionale», a souligné M. Tremblay, en soutenant que deux des six MRC de la Côte-Nord font partie des cinq plus riches du Québec et que deux autres font partie des cinq plus pauvres. Elles n'ont évidemment pas les mêmes besoins et les mêmes attentes envers l'État.

Dans le contexte actuel, autant le syndicaliste que les 23 employés de la CRE Côte-Nord surveilleront avec intérêt ce qu'il adviendra des antennes de la Société du Plan Nord que le gouvernement entend installer sur la Côte-Nord. «Créer la Société du Plan Nord alors qu'on abolit les CRE, ça m'apparaît tout à fait incohérent. Le gouvernement a déjà en place [avec la CRE] tout ce qu'il lui faut d'expertise», a-t-il conclu.

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