Neuville présente son patrimoine bâti

La maison Gohier, qui fait partie de la... (Photo tirée du livre Le patrimoine bâti de Neuville)

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La maison Gohier, qui fait partie de la publication Le patrimoine bâti de Neuville, n'a pas 100 ans. C'est la seule «jeune» de l'ouvrage. Mais puisqu'elle suscite énormément de questions chez les citoyens, elle a été intégrée au livre.

Photo tirée du livre Le patrimoine bâti de Neuville

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Johanne Martin

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Neuville) Si elle doit aux artisans du passé la richesse de son patrimoine bâti, Neuville se distingue aussi par les efforts de préservation consentis au fil du temps par les occupants de ses maisons anciennes. Afin de leur rendre hommage, la Société d'histoire de Neuville (SHN) publie un livre consacré à 160 belles d'hier...

À l'exception d'une seule, elles sont toutes centenaires. Tel a d'ailleurs été le critère priorisé par les auteurs de l'ouvrage Le patrimoine bâti de Neuville dans le choix des maisons qui y figurent. Une première sur le territoire de la MRC de Portneuf selon Rémi Morissette, qui a cosigné le volume avec Marie-Claude Gauvreau. 

«Ce projet s'inscrit dans la

20e année d'existence de la Société d'histoire; il en sera son monument commémoratif! Ce livre, à notre avis, fera époque», lance le président de l'organisme à but non lucratif, qui a retenu l'idée de réaliser ce type de publication il y a huit ans et qui y travaille de manière plus active depuis 2011.

À travers les 572 pages du bouquin, l'un des premiers villages à avoir vu le jour en Nouvelle-France révèle une partie de son histoire. Quelque 500 photos - dont près de 400 sont en couleurs - agrémentent les descriptions de chacun des 160 bâtiments ancestraux. Une 161e a été incluse, puisqu'elle concerne une attraction locale.

«La maison Gohier, qui se démarque dans le paysage, n'a pas 100 ans, mais elle suscite énormément de questions chez les gens, c'est pourquoi nous l'avons intégrée. [...] Dans l'ouvrage, l'accent n'est pas mis sur les propriétaires, mais sur les bâtisses, celles qui ont conservé un cachet historique», précise M. Morissette.  

Style, revêtement, dimensions du carré, fondations, toit, fenestration, localisation, caractéristiques distinctives, éléments décoratifs, présence d'un âtre, d'un foyer ou d'un four à pain, préservation, entretien et à l'occasion, faits anecdotiques composent chaque description, présentée sous le patronyme des occupants actuels.  

 «Dans le document, on pourra admirer l'habileté des artisans de l'époque», confirme le président de la SHN. «Nous n'avons qu'à penser au maçon Joseph Grenier, au maître maçon François LaRue ou à Isaac Dorion, qui ont respectivement construit les maisons Bordeleau-Prévost, Bernard et le manoir seigneurial.»

Bien documenté

Bon nombre de renseignements qui apparaissent dans le volume ont été tirés du livre Neuville architecture traditionnelle publié par le ministère des Affaires culturelles du Québec et dont le célèbre historien Yves Laframboise est l'un des auteurs. Tous les textes, une fois rédigés, ont aussi été soumis à l'approbation des résidents. 

Le cosignataire du recueil rappelle en outre que son bâti ancien a non seulement permis à Neuville de devenir membre de l'Association des plus beaux villages du Québec, mais lui vaut aussi, depuis juillet 2012, une place dans le club sélect de la Fédération des plus beaux villages de la Terre.

Le livre est offert en prévente au prix de 25 $ (40 $ à compter du

16 novembre). Les 1000 exemplaires imprimés pourront être livrés à compter du 28 novembre, date du lancement qui aura lieu à Neuville. La Ville de Neuville, la caisse populaire Desjardins de Neuville, la MRC de Portneuf et le ministère de la Culture et des Communications du Québec ont appuyé financièrement l'initiative. 

www.histoireneuville.com

Le président de la SHN et coauteur du... (Photo Johanne Martin, collaboration spéciale) - image 2.0

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Le président de la SHN et coauteur du livre Le patrimoine bâti de Neuville, Rémi Morissette

Photo Johanne Martin, collaboration spéciale

Des retombées anticipées

«Souligner la richesse de notre patrimoine bâti peut susciter une réflexion sur des enjeux économiques, puisque, à partir d'expériences anciennes de métiers d'art et de bâti ancien, on peut bâtir des créneaux porteurs de développement économique pour l'avenir, notamment sur le plan touristique.»

C'est ainsi que les auteurs de l'ouvrage Le patrimoine bâti de Neuville, Rémi Morissette et Marie-Claude Gauvreau, entrevoient l'effet possible du dernier-né de la Société d'histoire de Neuville. «La mise en valeur de notre richesse patrimoniale représente en quelque sorte un bien culturel propice à générer des retombées dans différents domaines», croient-ils. 

Une référence

S'ils considèrent que le document peut, par exemple, servir de guide touristique, ils font aussi valoir qu'un tel volume constitue une référence pour sensibiliser la population à l'importance de mettre en valeur le patrimoine bâti et d'en assurer la pérennité. «Il s'agit d'un legs que nous voulons concéder», exprime le maire de Neuville, Bernard Gaudreau.

À l'égard du montage du livre, plusieurs formules ont été envisagées. Afin de simplifier la lecture et pour permettre une localisation plus facile des maisons, les auteurs ont opté pour une présentation par rue et adresse civique, d'est en ouest, en commençant par la route 138 et la rue des Érables (ancien tracé du chemin du Roy).

Une curieuse géomorphologie

Neuville jouit d'une curieuse géomorphologie. La déglaciation, suivie du retrait des eaux de la mer de Champlain, y ont sculpté un paysage unique composé de trois terrasses. Le bâti ancien de Neuville se caractérise donc par une succession de maisons construites à flanc de coteau. Les bâtisseurs de l'époque ont su tirer profit de cette singularité en créant des espaces d'habitation qui donnent sur le rez-de-chaussée à l'avant, mais qui s'étalent sur deux ou trois étages à l'arrière. Une large partie du sous-sol de la région est en outre constituée de calcaire de Trenton inséré entre deux formations de schiste. Dès le Régime français, ce calcaire permet l'extraction de la «pierre de Pointe-aux-Trembles», ou pierre de Neuville, qui servira de revêtement extérieur à de nombreuses résidences.

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