Le pdg de Gastem qualifie les militants écologistes de «fascistes»

Raymond Savoie espère que les élus de Ristigouche-Partie-Sud-Est... (Photo collaboration spéciale Gilles Gagné)

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Raymond Savoie espère que les élus de Ristigouche-Partie-Sud-Est n'adopteront pas un règlement pour protéger les eaux souterraines, comme l'a fait Gaspé.

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Gilles Gagné
Le Soleil

(Ristigouche-Partie-Sud-Est) Voyant deux projets de sa compagnie en suspens, le président de Gastem, Raymond Savoie, qualifie de «fascistes» les militants écologistes québécois systématiquement opposés à l'exploration pétrolière et gazière.

M. Savoie a fait cette déclaration au Soleil en réaction à la volonté d'élus de la municipalité gaspésienne de Ristigouche-Partie-Sud-Est qui souhaiteraient voir adopter un règlement pour protéger des zones de plusieurs kilomètres autour de sources d'eau souterraines, ce qui menace un projet de forage de Gastem.

«Les chemises vertes»

«C'est un peu farfelu, ça, frivole, ridicule, étant donné qu'ils [les élus] n'ont pas d'expérience. Ils imaginent le pire. Et là, les «chemises vertes» arrivent, avec leur attitude fasciste. Il se fore 15 000 puits par année en Alberta et personne ne s'en plaint», a dit M. Savoie.

«Il y a de bons groupes écologistes avec qui on peut échanger, a poursuivi l'ex-ministre libéral du Revenu et délégué aux Mines. Mais il y en a d'autres, fascistes, qui crient des insultes. Ils crient des exagérations pour rien.»

Raymond Savoie a ensuite parlé d'une rencontre publique tenue à Saint-Léon-le-Grand, dans la vallée de la Matapédia, il y a un an. «Il y a des gens qui pensaient qu'ils allaient mourir, si on forait», dit-il.

Gastem envisage depuis 2011 de forer à Ristigouche-PartieSud-Est un puits stratigraphique pouvant aller jusqu'à 2600 mètres de profondeur.

L'entreprise a obtenu son permis d'exploration en juillet. Le lieu visé est situé en terrain privé, à sept kilomètres de la rivière Restigouche, reconnue pour la pêche sportive, et à 100 mètres de l'un de ses affluents, la rivière Kempt.

Gastem se préparait à y consacrer 3,5 millions $ au printemps, avant que le conseil municipal de Ristigouche-Partie-Sud-Est exprime son intention d'adopter un règlement ressemblant à celui adopté en décembre à Gaspé, où la Ville a stoppé un forage planifié par Pétrolia en janvier.

Maisons à proximité

«Ici, ce sont des puits artésiens individuels, dit la conseillère municipale Micheline Pelletier.La problématique est plus élevée, avec des maisons proches [du forage]. On n'écrira pas un règlement à la sauvette. On va aller chercher l'information auprès d'experts».

C'est un peu la même chose pour un projet de 6 millions $ que Gastem projetait aux Îles-de-la-Madeleine, une initiative moins avancée. Le maire de l'archipel, Joël Arseneau, a indiqué il y a une semaine que son conseil adopterait un règlement de protection de la nappe phréatique.

«Le gouvernement a demandé un BAPE [l'intervention du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement pour évaluer le projet des Îles]. C'est irresponsable», ajoute M. Savoie, blâmant au passage l'ex-ministre libéral Pierre Arcand. «Au Québec, on a développé un discours de peur, de faux curés.»

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