Murdochville: le spectre de la fermeture ranimé

Murdochville, fondée en 1953 pour exploiter une mine... (Photo collaboration spéciale Geneviève Gélinas)

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Murdochville, fondée en 1953 pour exploiter une mine de cuivre, compte encore 760 résidants malgré la fin des activités minières il y a 10 ans.

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Geneviève Gélinas, collaboration spéciale
Le Soleil

(Gaspé) Le ministre Gaétan Lelièvre est ouvert à «tous les scénarios» pour Murdochville, y compris celui de déménager les résidants et de fermer la ville. Une déclaration qui intervient 10 ans après la fermeture de la fonderie de cuivre et un référendum qui avait déchiré la population.

«Le statu quo n'est plus envisageable. [...] Je ne pourrai jamais cautionner un gouvernement qui laisse mourir à petit feu une communauté», a affirmé M. Lelièvre, député de Gaspé et ministre responsable de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine.

Le ministre constate «un recul des conditions de vie du milieu». La quincaillerie est fermée malgré l'aide reçue, note-t-il. Le propriétaire de la station-service lui a confié que ses réservoirs étaient «à maturité» et qu'il y penserait à deux fois avant de réinvestir, rapporte M. Lelièvre. Et des rumeurs circulent sur une diminution des heures d'ouverture de l'urgence du CLSC.

La municipalité a commandé une étude à la firme BPR sur le coût de mise à niveau de ses infrastructures comme l'aqueduc, les égouts, l'aréna et le centre de ski. La première ministre Pauline Marois viendra en personne à Murdochville une fois l'étude déposée, promet M. Lelièvre.

La décision sur le sort de la ville repose sur les épaules des résidants, souligne le ministre. «On va rencontrer les gens de Murdochville pour voir comment ils voient leur avenir.»

Fruit mûr?

Lors d'un référendum en 2002, ce sont 65 % des résidants - y compris l'ex-maire Marc Minville - s'étaient prononcés en faveur de la fermeture de leur localité. Le gouvernement du Parti québécois avait décidé de garder la ville ouverte. «En 2002, je ne crois pas que le fruit était mûr, dit M. Lelièvre. Il fallait laisser la chance au coureur.»

Selon le ministre, «les 10 ans qu'on s'est donnés nous ont permis de poser un meilleur diagnostic». «Si la communauté s'entend [pour fermer la ville], c'est clair que des indemnités devraient être versées», a aussi déclaré le ministre.

«Le scénario de la fermeture n'est pas sur la table présentement», a réagi la mairesse de Murdochville, Délisca Ritchie Roussy. Elle convient que c'est aux habitants de décider, mais seule une «petite minorité» est pour la fermeture de la ville, estime-t-elle. «Je ne voudrais pas revivre la division des gens» vécue lors du référendum de 2002, ajoute la mairesse.

Portrait 2012 de la localité

Murdochville compte environ 760 résidants, comparativement à 1400 en 2002, lorsque la fermeture de la fonderie de cuivre a fait perdre 300 emplois. Le principal employeur de Murdochville, un centre d'appels de la Société de l'assurance automobile du Québec, fait travailler 65 personnes. Next Era exploite deux parcs éoliens (six emplois) et Transport Bellemare y est basé pour transporter des composantes d'éoliennes (huit emplois). Acier Ecan (17 emplois), l'auberge le Chic-Chac (ski hors piste - 10 emplois) et le Centre d'interprétation du cuivre (10 emplois) fournissent des emplois saisonniers. Un CLSC, une école comptant 88 élèves, une épicerie, une pharmacie et un hôtel assurent des services.

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