L'ex-administration de Baie-Comeau défend son bilan

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Steeve Paradis, collaboration spéciale
Le Soleil

(Baie-Comeau) L'ex-maire de Baie-Comeau, Ivo Di Piazza, et l'ex-directeur général Paul Joncas ont rétorqué aux affirmations de la mairesse actuelle, Christine Brisson, qui a laissé entendre lors du dépôt du budget 2013 que la facture que doivent supporter les contribuables était due à la planification financière sous leur administration.

Les deux hommes se défendent d'avoir mal planifié les investissements durant le règne de M. Di Piazza, qui s'est étalé de 2002 à 2009. Ce dernier, qui dit intervenir dans le débat «parce qu'on nous y invite», avait apporté plusieurs chiffres pour réfuter ceux évoqués par la mairesse Brisson.

M. Di Piazza s'est notamment attardé sur les dépenses d'exploitation. Alors que Mme Brisson déclarait lundi que ces dépenses étaient passées de 58,9 millions $ en 2009 à 58,2 millions $ en 2013, une baisse de 700 000 $, l'ex-maire réplique qu'elles ont plutôt augmenté de 14 %, car le chiffre de 2009 n'est pas exact. Selon lui, les dépenses de cette année-là étaient de 51,6 millions $ et non de 58,9 millions $.

Même chose en ce qui a trait aux affectations, qui concernent principalement le remboursement de la dette. Selon les chiffres déposés lundi, ces affectations auraient passé de 3,4 millions $ à 11,8 millions $ entre 2009 et 2013. M. Di Piazza, qui se base sur les états financiers vérifiés, soutient au contraire que ces affectations étaient de 7,6 millions $ en 2009 et de 10,5 millions $ pour 2005, un écart de 38 %.

Planification

Pour ce qui est d'une éventuelle absence de planification, Paul Joncas assure que l'actuel conseil a en mains depuis son arrivée toutes les planifications faites par l'ancien conseil, de l'analyse de la capacité d'endettement 2010-2015 au plan financier stratégique 2010-2014. «Avec ces outils, on peut notamment prévoir le taux de taxes plusieurs années à l'avance, selon plusieurs hypothèses», a souligné celui qui est aujourd'hui administrateur de la Ville de Schefferville.

«Lorsqu'on apporte les nuances nécessaires et qu'on compare des résultats ou des prévisions qui sont comparables, les écarts s'avèrent beaucoup moins dramatiques», a souligné M. Di Piazza, qui s'est dit surpris par la sortie de celle qui faisait partie du dernier conseil municipal qu'il a présidé. «Si elle l'avait fait à sa première année, j'aurais pu comprendre, mais là, après trois ans, ça m'étonne», a-t-il déclaré, assurant que tout comme M. Joncas, il n'a pas l'intention d'être en lice au prochain scrutin municipal.

Pour sa part, Paul Joncas en est à tout le moins froissé. «En tant qu'ex-dg, je me dois d'avoir un certain devoir de réserve, mais de la façon dont ça a été amené, ça touche presque à l'atteinte à la réputation, surtout que je suis encore sur le marché.»

Les deux hommes ont refusé de porter un jugement sur l'administration de Mme Brisson. M. Joncas a simplement souligné que «ce n'était pas ma façon de travailler» à propos du fait que les conseillers n'avaient pas l'ensemble des chiffres du budget lorsqu'ils ont voté son adoption lundi. «À mon avis, c'est évident qu'un conseil municipal doit avoir toute l'information nécessaire pour prendre une décision», a-t-il conclu.

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