Hautes marées de 2010: les riverains ont quitté les berges

Plus de 70 % des citoyens admissibles au... (Photo collaboration spéciale Carl Thériault)

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Plus de 70 % des citoyens admissibles au programme d'indemnisation du gouvernement ont quitté les berges du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie, des Îles-de-la-Madeleine et de la Côte-Nord.

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Carl Thériault, collaboration spéciale
Le Soleil

(Rimouski) Les riverains du Québec maritime n'ont pas couru de risque. Plus de 70 % des citoyens dont les maisons étaient admissibles au programme d'indemnisation du gouvernement du Québec ont finalement quitté d'une manière ou d'une autre les berges du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie, des Îles-de-la-Madeleine et de la Côte-Nord à la suite des hautes marées de décembre 2010, selon les dernières données du ministère de la Sécurité civile.

Plus précisément, 69 maisons ont été démolies et 20 ont été déplacées; 36 habitations ont fait l'objet de réparations. Les particuliers ont reçu une aide admissible de 13,5 millions $. Pour l'ensemble du sinistre, plus de 18,2 millions $ ont été octroyés à ce jour.

À Sainte-Luce, près de Mont-Joli, les particuliers ont reçu 2,5 millions $. Soixante-dix pour cent des réclamations étaient réglées en juillet 2012.

«Il y a toujours des séquelles. Certains propriétaires ont été obligés d'hypothéquer pour acheter leur nouvelle résidence et il y a aussi des problèmes psychologiques pour d'autres qui vont se régler avec le temps. Chez nous, à Sainte-Luce, il nous reste un contribuable dont la maison sera à déménager. À la municipalité, il y a la promenade le long du fleuve où il y aura des travaux de réfection à terminer et possiblement un ensablement de la plage dans l'Anse-aux-Coques», précise Gaston Gaudreau, maire de Sainte-Luce.

«Nous recevons des avis d'alertes. On est plus aux aguets maintenant. Dimanche soir, on était en réunion à ce sujet avec les responsables de Sainte-Flavie, mais il ne s'est rien passé.»

Interdiction de construire

Il n'est plus possible de construire, ni d'agrandir des résidences à l'intérieur d'un périmètre de 30 mètres des berges.

Sainte-Flavie a perdu quelques dizaines de maisons, incluant 25 démolitions et 16 déplacements. La perte des revenus pour la municipalité est de l'ordre de 6 %, sur un budget total de 1,4 million $. «Le programme d'indemnisation n'était pas équitable parce que c'était plus payant de démolir que de déplacer une maison où l'achat du terrain, l'aménagement et autres étaient exclus. On a envoyé 25 maisons au dépotoir», dit Damien Ruest, maire de Sainte-Flavie. «Il y a encore des propriétés à vendre qui étaient enregistrées avant les hautes marées à 140 000 $ et qui se vendent de 80 000 $ à 90 000 $.»

Sur les 141 dossiers reçus à la Direction du rétablissement (DRE) pour le Québec maritime, pour lesquels une résidence était menacée par l'imminence de mouvements de sol ou située dans la zone à risques de sinistres, 127 étaient admissibles au Programme d'aide financière spécifique relatif aux sinistres survenus du 5 au 7 décembre 2010 et du 13 décembre 2010 au 10 janvier 2011 sur le territoire des régions administratives du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine et de la Côte-Nord.

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