Lors de ce scrutin, M. Picard fera face à un adversaire loin de lui être inconnu : René Simon, chef de Pessamit de 1983 à 1986 et de 1996 à 2002. M. Simon se présente contre Raphaël Picard pour une cinquième fois. Il a mordu la poussière lors des quatre premières occasions. L'autre candidat au poste de chef est Jean-Claude Vollant, qui a aussi occupé cette fonction durant quelques mois au cours des années 80.
Afin de se faire réélire, le chef table sur son travail économique des dernières années. Selon M. Picard, Pessamit se dirige vers le chemin de la prospérité, notamment avec le projet de minicentrales hydroélectriques sur la rivière Sault-aux-Cochons, près de Forestville. Il compte aussi reprendre sous peu les négociations territoriales avec Québec.
Redressement financier
Les deux autres candidats ont une tout autre opinion du travail du chef sortant. René Simon reprend un thème souvent entendu à Pessamit en affirmant que la communauté n'a aucune idée de la manière dont son argent a été dépensé par le conseil. Il reproche également à M. Picard les retombées négatives de son plan de redressement financier.
Jugeant énorme le déficit de la bande innue, Jean-Claude Vollant estime aussi que les coupes imposées par le conseil sont trop sévères. Ces coupes ont particulièrement touché le secteur de l'éducation, qui a dû entre autres interrompre les cours pour les 570 élèves de la communauté un vendredi sur deux. Plusieurs mises à pied ont suivi.
Autour de la table du dernier conseil de bande, on retrouvait cinq conseillers sur six membres de l'équipe Picard. Ces derniers se représentent tous. Vollant et Simon ont également leur équipe de candidats. Vingt-six personnes se feront la lutte pour les postes de conseillers. Comme il n'y a pas de district électoral à Pessamit, les six candidats qui recueillent le plus de votes deviennent conseillers.