Depuis 10 jours, le contenu d'un camion-citerne (4500 litres), puisé à 1,5 kilomètre sur un camping du Gîte, réalimente quotidiennement le réseau de l'ordre de 5 % à 8 % de ses besoins.
«On avait vu venir cette situation quand nous avons développé le Gîte avec le Centre des découvertes, les refuges, le camping de la Rivière. On a creusé un deuxième puits artésien, mais l'hydrologie n'est pas une science exacte avec l'étiage de cet été. La recherche de puits n'a pas été facile. Je ne pense pas qu'on s'en ira vers un troisième puits», affirme François Boulanger, directeur du parc national de la Gaspésie. Le réseau d'eau du site n'est pas relié à l'auberge, ni à aucun service public trop éloigné entre la côte et le parc.
Le Gîte est situé dans un territoire non organisé (TNO) dans un parc national, à une quarantaine de kilomètres de Sainte-Anne-des-Monts.
La baisse habituelle de l'achalandage touristique à partir de la fête du Travail devrait venir stabiliser la situation.
«Il n'y a pas eu vraiment d'effet sur la clientèle, ni annulation de séjour en cascades. Mais pour les campings, nous avons modifié la tarification en fonction des services disponibles», explique la direction.
Différentes possibilités
Les autorités du Gîte étudient la possibilité d'approvisionner les douches et les toilettes du camping de la Rivière avec l'eau d'un ruisseau en économisant l'eau traitée, ou encore de construire une canalisation entre le camping du Mont-Albert et le Gîte.
«Il faudra s'organiser pour faire face à cette situation. Cette canalisation est une hypothèse qui a déjà été envisagée 12 mois par année au lieu d'un deuxième puits, mais il nous faut des autorisations réglementaires et aussi en étudier la faisabilité technique avant d'aller de l'avant», a expliqué le porte-parole.