«Je n'ai jamais participé à une conférence de presse remplie d'autant de sensations fortes», a dit Harold Guay, hier.
Visiblement ému, ce Beauceron de 48 ans, actif en politique municipale depuis 18 ans, dont une dizaine d'années comme maire de Sainte-Marie, tire sa révérence avec élégance, mais non sans tiraillement et attachement, en raison d'une opportunité professionnelle.
«Vous me connaissez, je suis un passionné. J'ai donc mis mon coeur sur la table pour prendre une décision rationnelle. En fait, j'ai accepté le poste de directeur en vente et marketing pour l'ensemble du Canada de l'une des divisions de la compagnie pharmaceutique Johnson & Johnson. Je ne peux pas passer à côté d'un avancement pareil dans ma carrière. Je n'espérais pas cette promotion si tôt, mais je suis fier de la confiance que l'on me témoigne. J'ai décidé de relever le défi», a expliqué le maire Guay, à la tête d'une ville d'un peu plus de 12 000 personnes.
«Le bureau est à Toronto, dit-il. Impossible de tout concilier et je suis trop jeune pour devenir un maire à temps plein», a affirmé M. Guay.
En raison de son nouveau travail, des responsabilités qui lui incombent, des nombreux déplacements à effectuer entre les grandes villes canadiennes, Harold Guay quittera officiellement la mairie le 9 novembre. Ainsi, la Ville n'aura pas à déclencher d'élections.
Apprécié de tous
«Ce que je souhaitais réaliser comme maire ici, je l'ai fait», a expliqué avec satisfaction celui à qui les Mariverains doivent, entre autres, la création de la Société de développement économique, l'implantation d'un Service d'ingénierie, la création d'un fonds d'investissement municipal diminuant les coûts d'emprunt et de la dette, la revitalisation du centre-ville, la nouvelle usine d'eau potable, le Centre Caztel et le maintien du corps de police.
«J'avoue que ce qui me manquera le plus, ce sont les gens. J'ai eu le bonheur et le privilège de côtoyer les bénévoles, les gens d'affaires, la population en général. On m'a toujours considéré comme un homme ouvert. Quand on m'arrêtait sur la rue, j'avais grand plaisir à écouter, à jaser avec chaque citoyen. Oui, ce sont les gens qui vont me manquer», a-t-il dit.
Harold Guay, qui a promu Sainte-Marie comme un endroit où il fait bon vivre, au centre de la région Chaudière-Appalaches, n'entend pas déménager.
D'ici le choix du nouveau maire prévu le 12 novembre au sein du conseil actuel, c'est le maire suppléant, Rosaire Simoneau, qui en assume les fonctions.