«Nous multiplions sans succès les démarches depuis deux ans pour attacher le financement. Les programmes majeurs d'aide financière aux deux paliers de gouvernement ne sont pas au rendez-vous pour permettre la réalisation du projet initial de 14 millions $», explique le président de la Corporation et maire de Rivière-du-Loup, Michel Morin.
«À l'époque, l'argent était disponible, mais on ne m'a rien déposé. Je leur répétais souvent de me présenter leur document. Ce fut fait, mais trop tard. Il n'y a plus d'argent dans le programme d'infrastructure lié à la relance économique et nul ne sait quand il y en aura de nouveau», soutient le député D'Amour.
«Même si nous avions déposé notre projet plus vite, les échéanciers étaient trop serrés et nous n'aurions pu procéder. En juillet 2011, nous avons reçu 102 questions d'Ottawa et 36 de Québec en ce qui a trait à diverses interrogations environnementales. Il a fallu prendre le temps d'y répondre, et ce n'est que la semaine dernière que les réponses ont été acheminées. Même si nous avions l'argent demain, il serait tout de même impossible de commencer les travaux», note M. Morin.
Club nautique
Il n'y a pas que la question du financement. Le club nautique qui voulait accroître la capacité d'accueil de la marina a revu à la baisse l'agrandissement projeté. «Cette nouvelle donnée modifie grandement la localisation du bâtiment principal à l'endroit priorisé. L'impact est positif, puisque les coûts des aménagements maritimes et terrestres évalués à 6,5 millions $ baisseront substantiellement, entre autres parce que nous n'aurons plus à empiéter sur le fleuve», poursuit le maire Morin.
«Que ce soit à 14 ou 6,5 millions $, il n'y a pas plus d'argent. Je suis certain que ce projet verra le jour et que je serai aux premières loges pour l'annoncer, puisque ça demeure pour moi un incontournable, mais je ne sais pas quand. Si on me l'avait présenté lorsque l'argent était disponible, le carrefour maritime serait probablement déjà inauguré», réplique Jean D'Amour.
La Corporation a demandé aux futurs utilisateurs, comme Croisières AML, Duvetnor, la Première Nation des Malécites de Viger, de réévaluer leurs besoins. «Nous évaluerons ensuite ce qui est essentiel», conclut Michel Morin.