Un règlement pour préserver la qualité de l'eau

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Le maire de Saint-Raymond, Daniel Dion, et le... (Photo collaboration spéciale Johanne Martin)

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Le maire de Saint-Raymond, Daniel Dion, et le président de l'Association des propriétaires du lac Sept-Îles, Serge Thibeault, présentent une carte ponctuée de points de couleur indiquant les propriétés où les travaux sont réalisés, partiellement réalisés ou à faire.

Photo collaboration spéciale Johanne Martin

 

Johanne Martin, collaboration spéciale
Le Soleil

(Saint-Raymond) Il en était question depuis quelques années déjà et c'est maintenant chose faite : pour préserver la qualité des eaux du lac Sept-Îles, la Ville de Saint-Raymond vient d'adopter un règlement obligeant la renaturalisation de ses rives, règlement qui ne sera toutefois appliqué qu'à partir du 30 septembre 2014.

«Les riverains bénéficient donc encore de trois étés pour faire les travaux sur une base volontaire», lance le responsable du comité environnement de l'Association des propriétaires du lac Sept-Îles (APLSI), Michel Fleury, qui annonce du même souffle que l'opération Belles Rives sera prolongée grâce à une aide financière versée par la Ville.

L'initiative, qui vise la renaturalisation d'une partie de la bande riveraine en vue de limiter l'apport en phosphate dans le lac, permet depuis 2010 de recevoir le soutien de la CAPSA (Organisme de bassins versants des rivières Sainte-Anne, Portneuf, La Chevrotière et Belle-Isle) sous forme de conseils et d'accompagnement dans l'élaboration d'un plan d'aménagement. À cette aide fournie par l'organisme associé au projet vient s'ajouter l'offre de plants à prix réduit pour réaliser l'aménagement.

«Cette année, nous visons la renaturalisation jusqu'à 5 mètres de profondeur - ou 7,5 mètres selon la pente du terrain - de 30 nouvelles propriétés et la finalisation de l'aménagement de 40 rives dont la plantation est incomplète, reprend M. Fleury. À ce jour, plus de 200 résidents ont profité de l'opération Belles Rives et 12 600 arbustes ont été plantés dans la bande riveraine.»

Amendes aux récalcitrants

Après le 30 septembre 2014, les propriétaires récalcitrants seront passibles d'une amende pouvant varier entre 300 $ et 1000 $. Présentement, environ le tiers des riverains n'ont entrepris aucun travaux, certains plaidant l'impossibilité de répondre aux normes qui deviendront obligatoires. De 20 à 30 propriétés se trouveraient dans une situation particulière.

«Des mesures compensatoires peuvent être envisagées, mais on aimerait que les gens fassent faire leur plan d'aménagement», demande le maire Daniel Dion.

En plus de faire de la renaturalisation des rives une priorité, l'APLSI sensibilisera aussi, cet été, les conducteurs d'embarcations motorisées. Afin qu'ils adoptent une conduite respectueuse de la sécurité et de l'environnement, les résidents recevront, pour une deuxième année, un dépliant explicatif.

«Cette année, un feuillet a été inséré à l'intérieur du dépliant. Sur le document, nous recommandons, par exemple, une vitesse maximale de 5 km/h dans trois zones particulièrement sensibles du lac et de ne pas y faire de ski nautique ni de vagues. Des panneaux d'information seront également installés dans ces secteurs», précise le président de l'Association, Serge Thibeault.

Un peu plus de 400 résidences bordent le lac Sept-Îles, dont 250 sont habitées à l'année.

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