Crise forestière: les villes pressent Québec d'agir

Le président de la Fédération québécoise des municipalités,... (Le Soleil, Steve Deschênes)

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Le président de la Fédération québécoise des municipalités, Bernard Généreux, déplore que l'aide à l'industrie soit «gérée à la pièce» alors que la crise est «profonde».

Le Soleil, Steve Deschênes

 

Carl Thériault, collaboration spéciale
Le Soleil

(Rimouski) Une cinquantaine d'élus municipaux, sous la gouverne de la Fédération québécoise des municipalités (FQM), envahiront l'Assemblée nationale le 22 février pour convaincre tous les parlementaires de l'urgence d'agir pour sauver ce qui reste de l'industrie forestière en région.

«Ce sera une mobilisation autour de la période de questions à l'Assemblée nationale sur cette crise qui n'en finit plus de finir et pour savoir comment le gouvernement veut accompagner cette crise. La réponse ne vient pas vite. On sera environ une cinquantaine d'élus avec des intervenants forestiers. On n'a pas actuellement de confirmation de rencontres avec les ministres», déclare Bernard Généreux, président de la FQM. «L'aide est comme gérée à la pièce, cas par cas, alors que la crise est profonde, les compétences et la main-d'oeuvre s'en vont ailleurs travailler, et il y a baisse des inscriptions des étudiants dans ce secteur d'études.»

Restructuration chez Cedrico

Dans l'Est-du-Québec, Bois d'oeuvre Cedrico, qui est sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies, procède actuellement à une restructuration majeure de ses activités.

Deux de ses quatre usines seront fermées, des concessions salariales sont demandées aux travailleurs en plus de solliciter l'aide des quatre centres locaux de développement et sociétés d'aide au développement des collectivités de son territoire et du gouvernement du Québec. L'industriel du sciage, qui n'accorde pas d'entrevue aux médias, a rendez-vous avec ses créanciers le 26 mars.

Le maire de Price, Laurent Émond, qui fait partie du comité de relance de Cedrico, juge essentielle l'aide gouvernementale. «Le gouvernement est favorable à la relance de Cedrico d'après ce que je sais, mais il ne serait pas prêt à répondre à toute la demande de Cedrico. Le montant a baissé. Si le gouvernement n'embarque pas, la vie peut être très courte pour Cedrico.»

Cedrico prévoit fermer les usines de Lac-au-Saumon et de La Martre. «Je sais que les usines de Price et de Causapscal vont rester ouvertes. À date, il y a du positif. La vente de deux usines va donner un coup de main au plan financier. Une entente avec les employés est un bon signe. L'usine de Causapscal va faire tout le travail de sciage, alors que Price aura de 40 à 60 emplois pour le rabotage, le séchoir et la deuxième transformation.»

Un premier groupe de syndiqués, ceux de l'usine de Causapscal, a déjà accepté par une très forte majorité les offres de l'employeur, une entente de cinq ans et un gel de salaire, la première année. L'exécutif syndical de l'usine de Price, affilié à la CSN, soumettra les offres aux travailleurs mercredi soir.

Ce sont 440 travailleurs sur 570, incluant l'arrêt de travailleurs des travaux sylvicoles et d'abattage en forêt, qui sont touchés par l'interruption des activités de Cedrico.

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