Un nouveau foie pour une deuxième vie

Jean-François Malenfant à la Clinique Mayo, entouré de... (Photo fournie par la famille)

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Jean-François Malenfant à la Clinique Mayo, entouré de ses parents, Gilles Malenfant et Louise Blouin.

Photo fournie par la famille

Marc Larouche, collaboration spéciale
Le Soleil

(Amqui) «Si je pouvais, je donnerais tout de suite une partie de mon foie pour sauver la vie de mon ami. Mais je ne suis pas compatible. C'est la raison pour laquelle il faut un autre donneur.» Marc Thériault, d'Amqui, a grandi avec son grand ami. Ce dernier, Jean-François Malenfant, est atteint d'une grave et rare maladie du foie et se bat pour sa vie.

 

 

 

 

«Jean-François souffre de cholangite sclérosante primitive. C'est une maladie qui endommage les vaisseaux du foie. Ceux-ci rapetissent, la bile s'évacue plus difficilement et endommage les cellules du foie. Le sang se filtre moins bien, ce qui fait qu'il s'empoisonne de l'intérieur. Seule une greffe peut le sauver», explique M. Thériault, ajoutant que son ami de 38 ans, le même âge que lui, a déjà combattu l'an dernier un cancer des voies biliaires causé par cette maladie.

«Les traitements ont été intensifs et il en est ressorti affaibli et fatigué, mais il garde confiance que sa transplantation pourra lui redonner la santé», note M. Thériault. Le donneur doit avoir entre 21 et 55 ans et être du groupe sanguin O ou A2. «Il devra aussi avoir un certain lien affectif avec Jean-François : une connaissance, un ami, quelqu'un qui l'a déjà côtoyé, parce que les Américains ont épouvantablement peur du trafic d'organe.» Il est aussi possible de se servir du foie d'une personne décédée, mais selon M. Thériault, la greffe fonctionne moins bien.

«Le foie est un organe qui se régénère très bien. On prélève 40 % du foie d'une personne vivante et en un mois, l'organe a repris sa taille d'origine autant chez le donneur que chez le receveur. À cette clinique, aucun donneur vivant n'a eu de complication à long terme. Tous ont vite repris leur vie normale après l'opération.»

Jean-François doit se rendre régulièrement à la Clinique Mayo du Minnesota, aux États-Unis, afin que son médecin assure le suivi de son état. «Les greffes à partir d'organes de personnes vivantes sont rares. Cette clinique est l'endroit le plus proche où l'on en effectue», conclut Marc.

Le maire d'Amqui, Gaétan Ruest, en appelle aussi à la population. «Jean-François est né ici, ses parents, Gilles Malenfant et Louise Blouin, y demeurent toujours. Je me joins aux membres de sa famille, à ses proches et amis pour solliciter la population.»

Les intéressés peuvent s'informer en consultant la page Facebook «Jean-François Malenfant Amqui». Les donneurs potentiels peuvent téléphoner à Marc Thériault au 418 713-4589.

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