Levée de boucliers contre les gaz de schiste à Amqui

La préfète de la MRC de la Matapédia,... (Collaboration spéciale, Carl Thériault)

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La préfète de la MRC de la Matapédia, Chantale Lavoie, saisira le conseil des maires de cette question.

Collaboration spéciale, Carl Thériault

Carl Thériault
Le Soleil

(Amqui) L'exploration ou l'exploi tation du gaz ou du pétrole de schiste n'a pas grand chance de devenir réalité dans le territoire d'Amqui au Bas-Saint-Laurent.

Les quelque 100 citoyens qui ont assisté jeudi soir à la réunion publique d'information sur le gaz de schiste convoquée par la municipalité ont applaudi, sans aucune retenue, plus de six interventions de citoyens essentiellement contre ce genre de projet, à la suite de la vidéoconférence de Marc Durand, ingénieur-géologue retraité de l'Université du Québec à Montréal.

Une expérimentation de ces projets d'exploration du gaz et du pétrole de schiste est très risquée sur le plan environnemental et pas ren­table pour le gouvernement du Qué­bec, selon l'expert, qui prononcera une conférence sur le sujet le 23 novembre à Montréal devant le Collectif scientifique GDS gaz de schiste (qui s'oppose à cette exploitation) et l'Institut des scien­ces de l'environnement. (Voir la conférence sur www.facebook.com/gazdeschiste2)

Il n'y avait pas de représentant de la compagnie Marzcorp Oil & Gas de Calgary, qui a claimé ce territoire soupçonné de contenir plus de pétrole de schiste que de gaz.

En théorie, 20 000 puits (une tren­taine actuellement) pourraient être forés entre Montréal et Québec, sur une superficie de 10 000 kilomètres carrés. Ces puits, d'une durée de vie d'environ de deux à cinq ans, laisseraient fuir, mal encapsulé, 80 % du méthane disponible. «Une catastrophe assurée» à long terme compte tenu des «vices géotechniques présents» dus au procédé de fracturation hydraulique, selon le géologue. À la phase d'exploration, «à 0,02 ¢ le million de tonnes de gaz, c'est moins cher que le 0,02 ¢ la tonne de minerai de fer à l'époque de Maurice Duplessis», a lancé M. Durand.

Comme l'exploitation du gaz se fait à l'horizontale sur six kilomètres, du moins aux États-Unis, des propriétaires fonciers ne recevraient aucune compensation, sauf celui où est situé le puits. Les municipalités comme les MRC n'ont droit à aucune redevance statutaire.

Le conseil municipal d'Amqui compte adopter lundi une résolution interdisant l'exploitation du gaz de schiste par fracturation sur son territoire claimé par la compagnie Marzcorp Oil & Gas de Calgary, qui ne serait pas non plus autorisée à utiliser l'eau potable et celle non traitée sur son territoire. L'entreprise détient aussi des droits sur plus de 935 090 acres du territoire de la MRC de La Matapédia.

«Notre réflexion n'est pas terminée. Nous avons la chance de réfléchir à ce qu'on veut et à ce qu'on ne veut pas. On n'a pas l'intention de se laisser faire et nous allons revendiquer nos droits. Nous aurons à prendre position lors des prochaines rencontres du conseil des maires dans la mesure de nos responsabilités», a exprimé Chantale Lavoie, préfète de la MRC de La Matapédia.

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