Festival de la chanson: une frénésie ambiante à Tadoussac

Alex Nevsky, Guillo, Antoine Corriveau et Sylvain Sanglier... (Photo collaboration spéciale, Émélie bernier)

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Alex Nevsky, Guillo, Antoine Corriveau et Sylvain Sanglier sont tous des artistes en résidence à Tadoussac.

Photo collaboration spéciale, Émélie bernier

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Émélie Bernier
Le Soleil

(Tadoussac) Tadoussac vibre ces jours-ci au rythme de la chanson. Trente-quatre artistes, groupes ou individus se déploient dans une dizaine de lieux, escortés par une cohorte de 200 personnes dévouées au «plus grand des petits festivals», selon l'expression consacrée. Aux têtes d'affiche que sont les Anne Sylvestre, Pierre Lapointe et autres Luc De Larochellière viennent se greffer des dizaines de talents émergents : Elisapie Isaac, Alex Nevsky, Madame Moustache, Keith Kouna, Mathieu Lippé...

Ce dernier fait d'ailleurs partie de la cohorte d'artistes en résidence, constituée de huit créateurs de musique et de mots rassemblés. Pour le directeur général du festival, Charles Breton, cette jeunesse talentueuse est un avenir qu'il convient d'honorer. «Les artistes ici sont choisis pour la qualité du propos. Ce sont tous des gens qui ont quelque chose à dire. Ils font grandir l'esprit. Il y a des choses amusantes, mais toujours du contenu», constate M. Breton.

Parlant contenu, Pierre Lapointe, seul au piano, a ému des salles conquises d'emblée jeudi et hier soir. Avec son «show tout nu», selon ses propres mots, l'artiste est revenu à l'essence de lui-même. Cabotin, irrévérencieux, divinement imbu, il présentait la tête ébouriffée des débuts, mais l'assurance du vieux routier. Dénudées, ses chansons retrouvaient leur essence. Les récents Sentiments humains et Barcelone ont côtoyé les Petite fille laide et autres chansons des premiers temps de l'artiste iconoclaste, brossant un portrait à grands gestes des 10 ans de carrière de Pierre Lapointe.

Aujourd'hui, la rencontre promise avec la grande Anne Sylvestre fait déjà salle comble, tout comme celle avec Luc De Larochellière. La place est cependant ouverte aux découvertes, avec une panoplie de spectacles aux influences variables. Du gros rock qui tache de Xavier Caféïne au néotrad des Tireux d'Roches, en passant par le hip hop féminin des Random Recipe, le blues brun de Bernard Adamus ou le country trash de Madame Moustache, la musique mène le bal et la nuit s'étire jusqu'aux lueurs de l'aube.

De la concurrence

Cette année, le festival de Tadoussac affronte une concurrence de taille, alors que les FrancoFolies et le Grand Prix de Montréal battent leur plein. «Politiquement, on dit que le F1 est un "bon deal", mais le festival de Tadoussac n'est pas un mauvais deal! Nous sommes des entrepreneurs sociaux qui travaillons pour le développement humain, culturel et économique», s'exclame Charles Breton. Pour tous les commerces de la petite municipalité, le festival est une manne. «C'est maintenant que les gens font leur plus gros chiffre d'affaires. On procure de l'emploi. C'est dommage qu'on soit considéré sur un pied d'égalité avec Montréal. On ne peut pas jouer le même jeu qu'eux», déplore le directeur général. Cependant, il ressent une grande satisfaction devant l'animation qui gagne le village où il habite. «On a toutes les missions. Je ne serai jamais blasé. On appartient à une famille, Tadoussac est un festival rassembleur.»

La frénésie ambiante lui donne définitivement raison!

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