Projet d'hydrolienne de rivière à Baie-Comeau

La phase d'expérimentation devra commencer à l'été 2011... (Photothèque Le Soleil)

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La phase d'expérimentation devra commencer à l'été 2011 dans la région de Baie-Comeau.

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(Baie-Comeau) L'Université de Sherbrooke et le consortium Innovation technologie énergie Côte-Nord (CITEC) se sont associés dans la cellule Maelstrom, un ambitieux projet visant la conception et la construction d'ici 2011 d'un prototype d'hydrolienne de rivière, facilement transportable et démontable.

Contrairement à l'éolien, qui est actionné par le vent sur un axe horizontal, l'hydrolien veut exploiter la puissance des courants en plaçant une turbine dans l'eau, sur un axe vertical. En plein le genre de projet innovateur que veut soutenir CITEC, un organisme créé il y a un an et qui cherche à s'imposer en leader en matière d'énergies hybrides.

Maelstrom vise à créer d'ici la fin 2011 un prototype fonctionnel d'hydrolienne qui produira 1 kilowatt, de quoi fournir en énergie l'ampoule d'un réfrigérateur. Elle devra être démontable, peser au maximum 250 kilos et tenir à bord d'une camionnette standard. Les premiers essais seront effectués en Estrie et, à l'été 2011, la phase d'expérimentation dans une rivière nord-côtière devrait s'amorcer.

Ce ne sont pas les endroits disponibles et les clients qui manquent, selon le président du CITEC. «Il va y avoir plusieurs clients intéressés», a lancé Marc Lefebvre, identifiant entre autres des pourvoiries et la Société des établissements de plein air du Québec (SEPAQ). Maelstrom cible comme clients potentiels des gens à la recherche de l'autonomie énergétique, qui ont une conscience environnementale et, évidemment, une rivière qui peut accueillir l'hydrolienne. 

Avec sa puissance actuelle, le prototype n'a pas de vie commerciale devant lui, mais une fois la technologie éprouvée, il sera relativement facile de la faire passer à plus grande échelle.

«En nous associant à la Côte-Nord dans ce projet, on peut partager les informations, le savoir-faire et les connaissances», a ajouté Dominique Langlois Demers, l'un des sept étudiants de l'Université de Sherbrooke qui participent au projet. «On va apprendre en même temps qu'eux et les entreprises associées auront ensuite une expertise.»

Avec un investissement de 2000 $ chacun, cinq entreprises et trois organismes de la Côte-Nord font de la recherche et développement à prix modique. «L'acquisition de nouvelles connaissances pour les entreprises est un aspect important de la cellule Maelstrom, a signalé Marc Lefebvre. Elles ont accès à une technologie de pointe à peu de frais.» Le projet est évalué à 30 000 $, la part de CITEC étant de 14 000 $.

Partout dans le monde, l'hydrolienne en est à ses premiers balbutiements. Prendre une longueur d'avance technologique pourrait s'avérer payant pour la région. «Développer une petite turbine avec Sherbrooke permettra aux entreprises d'ici de se faire la main», a ajouté Renée Bolduc, responsable du consortium.

 

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