Liaison Montréal-Gaspé: VIA dénonce les manifestants

L'évêque anglican du diocèse de Québec, Dennis Drainville,... (Photo collaboration spéciale, Geneviève Gélinas)

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L'évêque anglican du diocèse de Québec, Dennis Drainville, l'évêque de Gaspé, Jean Gagnon, le député de Gaspé, Georges Mamelonet, et le maire de Gaspé, François Roussy, ont répondu à l'appel de Cynthia Patterson pour manifester sur la voie ferrée à Barachois, lundi dernier.

Photo collaboration spéciale, Geneviève Gélinas

Gilles Gagné, collaboration spéciale
Le Soleil

(Carleton) Il faudra sans doute attendre un mois avant que le député fédéral de Gaspésie?Îles-de-la-Madeleine, le bloquiste Raynald Blais, rencontre le président de VIA Rail afin de le convaincre d'améliorer les services à bord du train reliant Montréal et Gaspé.

Le président actuel de VIA Rail, Paul Côté, terminera son mandat en 2009. Le nom de son successeur n'est pas encore connu.

Paul Côté s'est engagé à ce que le député Blais puisse faire valoir les motifs qui ont incité plusieurs meneurs gaspésiens, dont l'évêque catholique du diocèse de Gaspé Jean Gagnon et l'évêque anglican du diocèse de Québec Dennis Drainville, à bloquer le train 90 minutes lundi à la gare de Barachois.

Ces derniers veulent le retour d'un cuisinier à longueur d'année dans le train Chaleur, un nom abandonné par VIA Rail. Le retrait du nom est dénoncé par les députés, les maires, le clergé et d'autres manifestants, qui considèrent la décision comme un frein au marketing. Raynald Blais souhaite aussi que le train vienne chaque jour en Gaspésie et non trois fois par semaine.

La première réaction de VIA Rail à la manifestation de lundi vise à dénoncer la présence de gens sur la voie ferrée, où ils avaient installé une table et un repas, également servi aux passagers et au personnel du train.

«On se bat depuis des années pour que les gens ne marchent pas sur la voie ferrée. On fait valoir ce point auprès des jeunes», note Élizabeth Huart, de VIA Rail.

En ce qui a trait à la restauration, remplacée par un casse-croûte, elle maintient, comme la société l'avait dit en septembre, que les passagers ne l'utilisent pas suffisamment pour justifier sa présence, excepté l'été et durant la période des Fêtes. «C'est une question d'offre et de demande», dit-elle.

De 2007 à 2008, l'achalandage est passé de 24 000 à 29 500 passagers pour le train gaspésien, une hausse de 23 %. Jusqu'ici en 2009, 27 000 passagers ont pris ce train, une baisse de 8 %, semblable à celle du reste du pays.

Quant au retrait du nom, il a été effectué après une consultation au Canada et à l'étranger par le service de marketing de VIA Rail. «Les gens ne pouvaient identifier le Chaleur», dit Mme Huart.

Appuis de l'extérieur

Les appuis à la cause du train viennent aussi de l'extérieur de la péninsule. Le professeur émérite Louis Balthazar, de l'Université Laval, a écrit au président de VIA Rail jeudi afin de soutenir les Gaspésiens. Il vante les services entre Québec et Montréal, qu'il utilise régulièrement.

«Je ne peux pas en dire autant, malheureusement, de la ligne Chaleur en direction de Gaspé. Pourtant, il s'agit d'un parcours merveilleux, un peu lent, mais cette lenteur est amplement compensée par la splendeur du paysage et autrefois par la qualité du service de restauration. Or, je constate que ce service a été récemment dégradé alors qu'il existe toujours dans les trains en direction d'Halifax», écrit le professeur.

«Pourquoi en est-il ainsi alors que, partout dans le monde, on cherche à améliorer les services de transport en commun, tout particulièrement les services ferroviaires? Pourquoi cette situation dans une des plus belles régions du Canada?» ajoute

M. Balthazar.

La dernière amélioration significative du service de passagers en Gaspésie remonte à 1992, alors que la société publique a refait à neuf les wagons en acier inoxydable, notamment utilisés entre Montréal et Gaspé.

Élizabeth Huart dit que VIA Rail investit présentement 100 millions $ pour remettre à neuf le type de locomotives tirant notamment le train gaspésien.

Depuis 10 ans, VIA Rail fait davantage la manchette pour ses retards et ses voyages tronqués en Gaspésie. La société arrête son train à New Carlisle, à mi-chemin entre Matapédia et Gaspé, quand il est trop en retard, un retard se manifestant souvent dès le départ de Montréal.

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