Sara-Maude Juneau: l'élan d'une championne

C'est au Daytona Beach Invitational, en septembre, que... (Photo Scott A. Miller)

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C'est au Daytona Beach Invitational, en septembre, que la golfeuse de Fossambault-sur-le-Lac Sara-Maude Juneau a décroché sa carte d'entrée au sein de la Ladies Professionnal Golf Association.

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(Québec) Contrairement à ce que chante Céline Dion, ce n'était pas «qu'un rêve» pour Sara-Maude Juneau. Il y a deux semaines, jour pour jour, la jeune golfeuse de Fossambault-sur-le-Lac a décroché sa carte d'entrée au sein de la Ladies Professionnal Golf Association (LPGA).

Présentation

Lauréate : Sara-Maude Juneau

Occasion : Elle s'est qualifiée pour la prochaine saison de la LPGA, plus important circuit de golf féminin au monde.

Seules les 10 meilleures boursières du circuit des espoirs obtenaient le précieux sésame pour accéder au saint des saints en 2013. Un total de 304 joueuses en provenance de 33 pays ont pris part aux 16 tournois du Symetra Tour, cette année. Dix-neuf Canadiennes, quatre Québécoises. Parmi les élues, cinq Américaines, une Colombienne, une Thaïlandaise, une Sud-Coérenne, une Australienne.

Et Juneau, 10e, à 37 632 $. Sa quatrième position à l'épreuve finale de la saison, à Daytona Beach, lui a permis de sécuriser ce dernier rang si cher payé durant toute l'année. «Plus le temps passe, plus je réalise que c'est quelque chose de gros», a admis l'athlète de 24 ans, cette semaine, d'Orlando, en Floride. C'est là qu'elle passera l'hiver.

«Mais ce n'est pas dans ma personnalité», poursuit-elle du même souffle, mal à l'aise avec toute cette attention subite. «Je mange les mêmes choses, je fais les mêmes choses, je suis la même fille! Je me suis juste trouvée un nouvel appartement, mais ça, c'était dans les plans, même si je ne me qualifiais pas.»

«Je joue au golf parce que j'aime ça! C'est sûr que je suis contente, mais ce n'est pas fini. C'est beau de faire la LPGA, mais je veux y rester», fait-elle encore valoir.

Fan de Sorenstam

Juneau admire Annika Sorenstam. Plus grande boursière de l'histoire de la LPGA, la golfeuse suédoise retraitée depuis 2008 est reconnue pour avoir pris le départ d'un tournoi masculin de la PGA, en 2003.

Juneau s'émerveille aussi devant les prouesses d'une autre grande vedette, golfeuse à ses heures. «Je suis une grande fan de Céline Dion. Je trouve ce qu'elle fait très impressionnant», confie-t-elle.

Comme la diva, Juneau compte aller au bout de ses rêves. De ses débuts à l'âge de sept ans, quand son père l'amenait au champ de pratique du club Lac-Saint-Joseph pour éviter la corvée de vaisselle, jusqu'à ses quatre années à l'Université de Louisville, dans le Kentucky.

Le rêve est devenu objectif quand elle a décidé de laisser tomber basketball, volleyball et autre baseball pour se concentrer sur la petite balle blanche bosselée, vers 14 ou 15 ans. C'est là que l'entraîneur Frédéric Colgan l'a prise sous son aile. Avant de la laisser s'envoler chez les Cardinals. Jean-Philippe Piché lui a aussi apporté une aide précieuse.

Elle se développe aujourd'hui sous l'avis d'Annie Mallory. L'entraîneure originaire du Nouveau-Brunswick relève de l'Académie Core Golf, près d'Orlando, institution menée par le Torontois Sean Foley, lui-même entraîneur personnel d'un certain Tiger Woods.

Première de la grande région de Québec, Juneau devient la cinquième Québécoise de l'histoire à atteindre la LPGA après Maude-Aimée Leblanc (de Sherbrooke, 2012), Lisa Meldrum (Montréal, 2010), Isabelle Blais-Beisiegel (Saint-Hilaire, 2004) et Jocelyne Bourassa (Shawinigan, 1972).

Elle est amie proche de Blais-Beisiegel, a joué toute l'année contre Meldrum et a même reçu les conseils de Bourassa, il y a quelques semaines. «Elle est venue nous voir jouer, Danielle Mills [Pointe-Claire] et moi, dans un tournoi en Géorgie. C'est vraiment une chic femme», reconnaît Juneau.

La nouvelle promue assistera bientôt à des réunions de recrues de la LPGA, dans les prochaines semaines. Rien encore pour angoisser celle qui a déjà disputé quatre tournois officiels de la LPGA, trois fois l'Omnium canadien et une l'US Open.

«Ce n'est pas comme si je n'avais aucune idée de comment ça se passe», conclut-elle, avant d'aller soigner une grippe attrapée alors qu'elle jouait le rôle de cadet pour une amie. «En tout cas, je suis meilleure comme joueuse que comme cadet!»

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