Chèques et baisse de taxes au menu du maire Loranger

Le maire Émile Loranger (au centre) a lancé... (Le Soleil, Caroline Grégoire)

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Le maire Émile Loranger (au centre) a lancé jeudi sa neuvième campagne électorale en présentant les candidats de son équipe pour l'élection de novembre prochain. À la tête de la ville de L'Ancienne-Lorette depuis 1983, il a expliqué la question de la surfacturation des dépenses par l'agglomération sera son principal cheval de bataille. Il a aussi promis à ses citoyens une baisse du compte de taxes de 600 $.

Le Soleil, Caroline Grégoire

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Pour lancer sa neuvième campagne électorale, le maire de L'Ancienne-Lorette, Émile Loranger, a promis à ses contribuables une baisse de taxes de 600 $ et un chèque dans la poste une fois que la cause sur la quote-part de l'agglomération sera réglée.

«Je vais redonner 34 millions $ aux contribuables. Ils auront un chèque dans la poste!» a déclaré M. Loranger jeudi au sujet des sommes qui, selon lui, ont été versées en trop à l'agglomération depuis les défusions. Le procès sur cette question sera entendu en janvier.

«On va aussi diminuer le compte de taxes de 600 $, c'est-à-dire ramener le niveau de taxation à ce qu'il était avant, soit de 500 $ à 600 $ de moins qu'à Québec. C'est normal. Small is beautiful et c'est correct comme ça. Moi, quand j'ai un trou à boucher, j'ai deux gars qui travaillent dessus pendant trois heures, pas six pendant une semaine», a-t-il ajouté, lançant une pointe à la Ville de Québec.

Le maire a également minimisé les coûts des procédures judiciaires dans ce dossier. «On investit cinq millions $, mais on va aller chercher 34 millions $. Ça va être entendu en janvier et il y aura une décision quelques mois plus tard, pas en 2020. C'est impossible que ça s'étire dans le temps.»

Équipe

Le maire présentait aussi son équipe en vue des élections municipales de novembre. Il annonce d'ores et déjà que ce mandat sera son avant-dernier et que la question de la surfacturation des dépenses par l'agglomération sera son principal cheval de bataille.

À ses côtés depuis 1983, la conseillère du district Des Pins, Sylvie Falardeau, briguera à nouveau les suffrages, tout comme Josée Ossio (Saint-Jacques) et André Laliberté (Notre-Dame), qui siègent au conseil depuis 2005. Yvon Godin (Saint-Olivier) et Sylvie Papillon (Saint-Jean-Baptiste) sollicitent pour leur part un troisième mandat alors que Nathalie Lavallée, ancienne directrice de l'école des Hauts-Clochers, tentera de déloger le conseiller d'opposition Gaétan Pageau dans le district Saint-Paul.

Même si'il a déjà été élu sans opposition à deux reprises, Émile Loranger ne compte pas là-dessus cette année. «J'ai été élu deux fois par acclamation avec toute mon équipe, mais ça n'arrivera pas. Je m'attends toujours à de l'opposition, même le lendemain de l'élection», a-t-il illustré. 

Quant à son homologue de Québec, Régis Labeaume, Émile Loranger a laissé entendre qu'il s'attendait à ce qu'il souhaite reprendre des négociations sur la quote-part après les élections. «Il est pensable qu'après les élections, quelqu'un ait le goût de négocier une entente», a-t-il laissé planer, ajoutant qu'il prévoyait la réélection du maire de la capitale. «Régis est comme il est, les gens de Québec l'aiment. Il n'est pas sorti de là et, si j'étais à Québec, il ne me déplairait pas», a-t-il conclu avec le sourire.

Des routes obligatoires pour les hélicos

Le maire Émile Loranger souhaite régler le problème du bruit causé par les aéronefs du complexe Capitale Hélicoptère qui passent au-dessus de sa ville en demandant que ces aéronefs doivent obligatoirement suivre une certaine route pour se rendre à l'aéroport. «La solution passe nécessairement par les contrôleurs aériens, car ce sont eux qui donnent les instructions. Il faut donc réussir à convaincre NavCan et le ministère des Transports pour que les hélicoptères aient des routes obligatoires, comme ça s'est fait au Lac Saint-Augustin, sauf bien sûr pour les urgences. Il ne faut plus que ce soit une question de bonne volonté», a expliqué le maire, qui verrait les hélicoptères passer de l'autre côté de la voie ferrée, tourner au-dessus du Collège Champigny pour ensuite prendre la direction de l'aéroport.

***

Objection «féroce» au prolongement de la 40

Le maire de L'Ancienne-Lorette, Émile Loranger, a promis une objection «très féroce» au projet de prolongement de l'autoroute 40 sur les terres de sa municipalité. «Ce n'est pas d'hier qu'on parle du prolongement de la 40, ça fait des décennies», a-t-il déclaré en conférence de presse. «Le ministre responsable de la région de Québec semble y tenir, mais est-ce que ce projet a réellement une grande adhésion au conseil des ministres? Ça reste à voir. Il reste aussi à voir ce qu'en pense le ministre des Transports», a poursuivi M. Loranger, ajoutant qu'il était prêt à livrer le combat dans ce dossier qui est une question de qualité de vie pour ses contribuables.




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