Gosselin met Labeaume au défi d'interdire les manifestants masqués

Jean-François Gosselin n'est pas membre du conseil municipal,... (Le Soleil, Caroline Grégoire)

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Jean-François Gosselin n'est pas membre du conseil municipal, mais le chef de Québec 21 a lancé les hostilités lundi à l'hôtel de ville.

Le Soleil, Caroline Grégoire

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(Québec) Le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin, considère que le maire de Québec a le pouvoir d'interdire les manifestants qui se cachent derrière un masque pour faire du grabuge. Il a demandé à Régis Labeaume d'en user sans délai, mais le principal intéressé s'est dit menotté juridiquement.

Il n'est pas membre du conseil municipal, mais Jean-François Gosselin a lancé les hostilités en cette rentrée politique à l'hôtel de ville de Québec. 

Lors d'une conférence de presse tenue en après-midi à son local de campagne, sur le boulevard Wilfrid-Hamel, le candidat à la mairie est revenu sur l'attitude du maire après la manifestation violente du 20 août, considérée comme l'oeuvre de «casseurs». M. Labeaume a alors demandé au gouvernement du Québec d'interdire les visages couverts - par une cagoule de manifestant, un niqab ou une burqa - dans les lieux publics. 

«Je mets au défi Régis Labeaume de mettre ses culottes, de légiférer dès ce soir au conseil municipal, de proposer un projet de règlement pour interdire les cagoules dans les manifestations. S'il veut entrer dans le débat sur la place du niqab ou la burqa dans l'espace public, au niveau municipal, il peut le faire», a déclaré M. Gosselin, à quelques heures du conseil municipal auquel il a assisté en silence. 

Selon lui, les sorties médiatiques du maire ne représentent «pas bonne façon de faire avancer les choses». «Il est là depuis 10 ans déjà, il aurait dû réglementer les manifestations de gens cagoulés, c'est dans son champ de compétence», a-t-il martelé.

Le chef de Québec 21 affirme qu'il n'aurait aucune gêne à s'attaquer aux masques s'il était aux commandes de la Ville de Québec. Mais pas question pour lui de s'avancer sur le terrain miné de la religion. Le niqab et la burqa ne sont pas des problèmes pour lui. «Personnellement, je n'en ai jamais vu, jamais vu dans la rue, jamais vu à Québec», a-t-il justifié, prenant soin d'ajouter que «l'extrême droite n'est pas un problème non plus». 

«Le maire sortant utilise ça pour se faire du capital politique, faire de la diversion. Pendant ce temps-là, on ne parle pas de troisième lien, de son projet de SRB (service rapide par bus), de ses hausses de taxes», a énuméré M. Gosselin. 

Le candidat à la mairie ne fait pas de cas des obstacles juridiques qui pourraient se dresser sur la route de la Ville de Québec si elle interdisait le port du masque dans l'espace public, comme ce fut le cas pour Montréal. «Je n'ai certainement pas peur d'aller de l'avant avec des idées, avec des convictions. Au niveau municipal, on doit légiférer», a insisté le politicien, qui se dit prêt à «aller faire des représentations au niveau des élus provinciaux, fédéraux, même en cour» pour défendre sa position. 

Le maire Régis Labeaume n'était pas impressionné par la sortie de son rival. «L'affaire des cagoules, moi je peux pas faire de règlement. Montréal l'a fait, on l'a fait, les deux ont été battus par la Cour supérieure pour les mêmes motifs, les droits de la personne, en vertu de la charte, donc ça prendrait [la clause] nonobstant. C'est la même affaire pour le niqab et la burqa», a-t-il répliqué, très à l'aise de ne pas relever le défi du jour.




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