La place des Canotiers vibre au rythme de la Nouvelle-France

La capitaine de la Garde du Lys, Pierre-Luc... (Le Soleil, Caroline Grégoire)

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La capitaine de la Garde du Lys, Pierre-Luc Lavallée, montre à de jeunes curieux le fonctionnement de son arme.

Le Soleil, Caroline Grégoire

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<p>Fanny Lévesque</p>

(Québec) Une milice coloniale a élu domicile sur le terrain avoisinant la place des Canotiers, qui grouille pour la première fois au rythme des Fêtes de la Nouvelle-France. Ici, les bouquins d'histoire prennent vie. Incursion dans les rangs de la milice militaire de la guerre de Sept Ans.

Attablé sous un campement, le capitaine de la Garde du Lys nous sert une once de rhum en signe de bienvenue. Pierre-Luc Lavallée n'a pas besoin de se replonger dans l'histoire. Il y est déjà depuis un bon bout de temps. Vêtu comme à l'époque, son rôle est à ce point incarné qu'il nous raconte sa milice en employant le «nous» et le «on». 

Passionné et ça se sent, le capitaine prend plaisir à échanger avec les curieux et passants qui s'arrêtent tout autour. Et il y en avait. En début d'après-midi, le site de la place des Canotiers fourmillait, tout comme ceux de la place de Paris et la place Royale, dans le Petit Champlain. Les Fêtes de la Nouvelle-France se déploient jusqu'à dimanche. 

Depuis 2011, la Garde du Lys se mêle aux festivités. «On continue de faire la recherche pour arriver à mieux comprendre cette réalité de la milice coloniale», assure M. Lavallée. Derrière lui, un des siens faisait sécher de la viande. «Elle sera prête ce soir», estimait-il. Plus à droite, le premier armurier du roi de Montréal attirait les festivaliers. 

Alexandre Turgeon incarne René Fezeret, qui était responsable des magasins du roi où l'on trouvait les armes militaires. Il raconte le fonctionnement des fusils, leur évolution. Ses interventions sont courues. D'ailleurs, les soldats qui tiraient quelques coups de feu suscitaient assurément l'intérêt et même les applaudissements. 

«Il y a une différence entre lire l'histoire et la vivre», assure M. Turgeon, autant passionné que son collègue. Saviez-vous qu'un «excellent tireur» pouvait tirer quatre coups minute? Qu'une arme pouvait peser 11 livres? Le personnage a réponse à toutes les questions des amateurs. Même chose pour le capitaine de la Garde du Lys. 

Une histoire à raconter

Qu'est-ce qui vous fascine autant dans cette histoire-là? «C'est de pouvoir la raconter», résume sans hésitation M. Lavallée. «Malheureusement au Québec, on a une grosse problématique parce que l'histoire est soit pas racontée ou sinon mal racontée. C'est plaisant de pouvoir corriger les mythes», poursuit-il.

Alexandre Turgeon incarne René Fezeret, qui était responsable... (Le Soleil, Caroline Grégoire) - image 2.0

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Alexandre Turgeon incarne René Fezeret, qui était responsable des magasins du roi où l'on trouvait les armes militaires.

Le Soleil, Caroline Grégoire

Toujours sur place des Canotiers, il est possible de faire la rencontre des Compagnons de la Nouvelle-France et d'échanger avec Billy Rioux, un aventurier révélant tous les secrets de la construction de canots d'écorce. Un poste de traite a aussi été érigé tout près pour en apprendre sur les balbutiements de la rencontre avec les autochtones. 

Le site est animé tous les soirs jusqu'à 18h et jusqu'à 16h le dimanche. Mais si vous passez par là après les «heures d'ouverture», vous pourrez quand même saluer la milice, qui dort sur place! 

Une fête appréciée 

La participation était bonne jeudi alors que le soleil réchauffait le Vieux-Québec. Une dame de Québec tenait à faire découvrir les fêtes à l'un de ses cousins, venus de la France. «Chez nous, c'est un moment de notre histoire, mais ici, c'est le début de la vôtre», se réjouissait l'homme en visite. 

«Les histoires qui sont restées en France, ce sont celles écrites par ceux qui sont restés. C'est vraiment intéressant d'avoir cet autre point de vue, ça permet de mieux comprendre et faire la part des choses», a-t-il ajouté. «Ici, c'est notre histoire à nous, notre unicité», a renchéri sa cousine québécoise. 

Pour tout connaitre des Fêtes de la Nouvelle-France et consulter sa programmation, visitez le nouvellefrance.qc.ca

***

Circulation dense dans le Vieux-Port

Contrairement à l'accueil des grands voiliers du Rendez-vous 2017, les rues du Vieux-Port ne sont pas bouclées pour le temps des Fêtes de la Nouvelle-France. Mais il est suggéré d'emprunter le transport en commun ou le traversier pour accéder aux sites dans le Petit Champlain. 

La circulation était dense jeudi après-midi dans le Vieux-Port et les passages piétonniers achalandés rendaient parfois la cohabitation plus difficile. Les Fêtes suggèrent d'utiliser le Réseau de transport de la Capitale pour arriver à deux pas des festivités. Les parcours 1 et 11 ainsi que les Métrobus 800, 801 et 807 s'avèrent être les meilleurs choix, selon l'organisation. 

Il était aussi recommandé de monter sur le traversier Québec-Lévis pour ceux qui devaient traverser le fleuve. Le service est gratuit pour les moins de 15 ans.




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