De l'argent pour «sauver» des joyaux religieux de Québec

Le gouvernement provincial a annoncé un investissement de... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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Le gouvernement provincial a annoncé un investissement de 15 millions $ sur 10 ans dans des églises identifiées comme «exceptionnelles» et prioritaires, égalant le montant octroyé par la Ville de Québec.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) Le gouvernement du Québec égale la mise de la Ville de Québec. Ensemble, ils investiront 30 millions $ sur dix ans pour l'entretien et la restauration du patrimoine religieux. Huit «joyaux» seront «sauvés».

L'annonce a été faite mardi par le ministre de la Culture et des Communications, Luc Fortin, sur le parvis de l'église Saint-Charles-de-Limoilou. Les investissements provinciaux se feront à raison de 1,5 million $ par année pendant une décennie, à partir de 2018-2019.

Niant toute considération religieuse dans cette décision politique, M. Fortin a parlé d'un «devoir de mémoire à l'égard de notre patrimoine religieux». «On n'a pas des châteaux comme en Europe, mais on a des églises et ça a un potentiel culturel important, un potentiel touristique aussi. Alors on se doit de faire notre part», a-t-il fait valoir.

En septembre, lors du colloque Vision patrimoine, la Ville de Québec avait promis d'investir 15 millions $ sur dix ans dans des églises identifiées comme «exceptionnelles» et prioritaires. Le ciblage a été réalisé de concert avec le diocèse de Québec.

Sur la soixantaine d'églises du territoire, huit ont été retenues au final: la basilique-cathédrale de Québec, les églises Saint-Jean-Baptiste, Saint-Roch, Saint-Sauveur, Sainte-Charles-Borromée (Charlesbourg), la Nativité (Beauport) et Saint-Charles-de-Limoilou ainsi que la cathédrale anglicane Holy Trinity.

Depuis septembre, le gouvernement du Québec a été invité à plusieurs reprises, sur un ton amical et non belliqueux, à fournir le même effort financier.

Québec, un exemple à suivre

Loin de s'en offusquer, M. Fortin a félicité l'administration Labeaume pour son engagement envers le patrimoine religieux et bonifié l'enveloppe de l'Entente de développement culturel en conséquence. Selon lui, ce partenariat pourrait faire école. «J'espère sincèrement que d'autres villes à travers le Québec vont suivre l'exemple de la Ville de Québec», a lancé le ministre.

Est-ce déjà le cas? «Jusqu'à présent, non, alors je pense que c'est important ce matin de dire que Québec c'est un exemple, qu'on invite les autres municipalités à s'en inspirer et on sera à l'écoute des demandes qui nous seront formulées le cas échéant», a répondu le ministre.

Julie Lemieux, vice-présidente du comité exécutif, a remercié le gouvernement pour cette aide récurrente. Les critères du nouveau programme d'aide sont déjà en élaboration et seront dévoilés dans les prochains mois, a-t-elle révélé. L'argent permettra d'entretenir et restaurer les six églises toujours fréquentées, mais aussi de favoriser la conversion de celles fermées au culte, soit Saint-Jean-Baptiste et Saint-Charles-de-Limoilou.

Pour la cinquantaine d'autres, il reviendra au diocèse de décider de leur sort. «Nous ce qu'on avait dit à la Ville, c'est qu'on ne veut pas s'éparpiller et commencer à financer des travaux dans toutes les églises du territoire. On cible celles qui ont vraiment une valeur patrimoniale très élevée, qui sont des bijoux patrimoniaux», a souligné Mme Lemieux.

L'évêque auxiliaire Marc Pelchat, du diocèse de Québec, a pour sa part qualifié le financement de «très très bonne nouvelle». «C'est un patrimoine qu'il faut préserver, qui nous tient à coeur, mais qui en même temps est lourd à porter», a-t-il admis. L'homme d'église espère que l'implication des gouvernements incite «des mécènes, des bienfaiteurs, des grandes entreprises» à donner aussi pour la préservation du patrimoine religieux, qu'il considère comme la base de la culture québécoise.

Le provincial a également annoncé mardi l'ajout d'un million $ par année pour la restauration du patrimoine bâti dans les quatre sites patrimoniaux déclarés du Vieux-Québec, Beauport, Charlesbourg et Sillery. La Ville de Québec fera de même. Cela facilitera l'accès aux subventions pour les citoyens qui, dans ces secteurs réglementés, souhaitent rénover leur résidence dans les règles de l'art.

Il y a actuellement une liste d'attente parce que «l'enveloppe était insuffisante», de l'avis même de la conseillère municipale responsable du patrimoine. «Avec 2 millions $ par année, ça va donner une chance. On va pouvoir débloquer la liste d'attente, donner une chance aux citoyens pour qu'ils puissent entretenir eux-mêmes leur patrimoine», fait remarquer Mme Lemieux, satisfaite.




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