Le MNBAQ s'est déjà intéressé au Cyclorama

  • Les «spectateurs» qui se trouvent au centre de l'immeuble circulaire peuvent sentir qu'ils assistent à la scène de la crucifixion et surtout, avoir une idée de ce à quoi ressemblait les lieux que Jésus fréquentait à l'époque. (Le Soleil, Patrice Laroche)

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    Les «spectateurs» qui se trouvent au centre de l'immeuble circulaire peuvent sentir qu'ils assistent à la scène de la crucifixion et surtout, avoir une idée de ce à quoi ressemblait les lieux que Jésus fréquentait à l'époque.

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  • Le détail du Cyclorama de Jérusalem est une oeuvre exposée à Sainte-Anne-de-Beaupré depuis 1895. (Le Soleil, Patrice Laroche)

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    Le détail du Cyclorama de Jérusalem est une oeuvre exposée à Sainte-Anne-de-Beaupré depuis 1895.

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  • La fresque peinte par l'artiste allemand Herr Bruno Piglhein et l'immense bâtiment près de la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré sont en vente au coût de 5 millions $.  (Le Soleil, Patrice Laroche)

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    La fresque peinte par l'artiste allemand Herr Bruno Piglhein et l'immense bâtiment près de la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré sont en vente au coût de 5 millions $. 

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  • Il n'existe dans le monde que 17 panoramas du type peints avant 1900 et que celui du Cyclorama fait partie des trois plus imposants. De plus, il s'agit du seul en Amérique du Nord représentant une scène religieuse. (Le Soleil, Patrice Laroche)

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    Il n'existe dans le monde que 17 panoramas du type peints avant 1900 et que celui du Cyclorama fait partie des trois plus imposants. De plus, il s'agit du seul en Amérique du Nord représentant une scène religieuse.

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(Québec) Le Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ) s'est intéressé de très près au Cyclorama de Jérusalem à Sainte-Anne-de-Beaupré, si bien qu'il a réalisé en 2009 une expertise sur l'immense toile peinte en 1882 qui l'abrite, et ce, possiblement pour évaluer s'il pourrait s'en porter acquéreur.

C'est l'historien de l'art et conservateur du MNBAQ pendant 30 ans, Mario Béland, qui a rédigé le rapport de recherche sur la fresque représentant le crucifiement de Jésus, et ce, «dans un contexte très particulier». Il refuse cependant d'expliquer lequel, se contentant de dire qu'il s'agissait «d'un dossier assez important». 

Mais celui qui a été à la direction de l'établissement de 1993 à 2008, John Porter, fait valoir qu'un musée ne se penche pas sur des oeuvres qu'il ne souhaite pas acquérir ou exposer. Il présume que les propriétaires du Cyclorama ont approché le gouvernement du Québec ou encore le MNBAQ pour leur signifier qu'ils souhaitaient vendre. «Autrement, il n'y a pas de raison de réaliser un rapport», fait valoir M. Porter.

Dans tous les cas, il n'y a pas eu de suite puisque l'oeuvre est toujours la propriété de la famille Drouin, qui l'a mise en vente par l'intermédiaire de la compagnie immobilière internationale Sotheby's au coût de 5 millions $. L'agent immobilier, Martin Dostie, a également entrepris des démarches pour qu'elle soit mise aux prestigieuses enchères de Sotheby's à New York ou à Londres. Si celles-ci sont approuvées, la toile mesurant 100 mètres de longueur et 14 mètres de hauteur sera retirée du marché.

 

«Très grande valeur patrimoniale»

Historien de l'art, John Porter estime que l'éventuel acheteur ne peut qu'être une institution puisqu'un particulier «ne peut pas mettre ça dans son salon». De plus, les coûts pour son installation - une nouvelle rotonde doit être aménagée pour accueillir la toile - et sa conservation seront très élevés compte tenu de ses caractéristiques particulières. 

Mario Béland abonde dans le même sens. Il estime par ailleurs que l'oeuvre a «sans aucun doute une très grande valeur patrimoniale» notamment en raison de son «extrême rareté» puisqu'il n'existe dans le monde que 17 panoramas du type peints avant 1900 et que celui du Cyclorama fait partie des trois plus imposants. De plus, il s'agit du seul en Amérique du Nord représentant une scène religieuse. 

Le gouvernement devrait-il s'en porter acquéreur ou encore, aurait-il dû classifier l'oeuvre? M. Béland refuse de s'aventurer sur ce terrain «politique» tandis que M. Porter admet ne pas l'avoir lui-même examiné de près. 

L'ancêtre du 3D

Le chargé de cours à la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval, Alain Bouchard, juge de son côté que le Québec perdra sur le plan patrimonial si la toile quitte la province puisqu'elle est loin d'être anodine et qu'elle représente un moment particulier dans l'histoire de l'art. 

Après un séjour à Montréal, le Cyclorama de Jérusalem est arrivé à Québec en 1895, à une époque où le cinéma était à peine naissant. Ce type de panorama permettait aux gens de «voyager dans le temps et dans l'espace», explique M. Porter. «C'était le 3D de l'époque», résume de son côté M. Bouchard puisque la peinture était réalisée pour «donner l'illusion qu'on était sur place». 

Dans le cas du cyclorama de Sainte-Anne-de-Beaupré, les «spectateurs» qui se trouvent au centre de l'immeuble circulaire peuvent sentir qu'ils assistent à la scène du crucifix et surtout, avoir une idée de ce à quoi ressemblaient les lieux que Jésus fréquentait à l'époque, comme le Mont des Oliviers ou la ville de Jérusalem. «La technologie fascinait», rappelle M. Bouchard qui admet que cela peut sembler anodin pour ceux qui sont désormais habitués à aller au cinéma IMAX «où les siègent bougent».

Mis en vente pour 40 millions $ en 1999

Ce n'est pas la première fois que le Cyclorama de Jérusalem est à vendre. En 1999, ses propriétaires avaient tenté de s'en départir et estimaient que l'oeuvre avait une valeur fiscale de 40 millions $. 

Ils se disaient cependant prêts à laisser aller la toile pour le tiers de ce montant. Or, 18 ans plus tard, l'immense fresque religieuse et le bâtiment qui l'abrite sont en vente pour 5 millions $, et ce, même si l'agent immobilier responsable du dossier, Martin Dostie, a affirmé que la toile a été évaluée à 10 millions $ par des professionnels. Le prix a donc été fixé afin de faciliter la vente.

Dans un article publié dans La Presse en novembre 1999, l'un des six membres de la famille Blouin qui possède le Cyclorama se disait très conscient des coûts reliés à l'entretien de l'oeuvre et conséquemment, de la difficulté à trouver un acquéreur. 

Il expliquait également que son grand-père, «un homme très religieux», l'aurait achetée en 1957 ignorant complètement la valeur artistique de l'oeuvre. Le petit-fils affirmait également ne pas savoir la somme qu'aurait déboursée son aïeul. À l'époque, la famille aurait approché la maison Christie's qui aurait refusé de s'occuper d'une telle fresque.




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