Québec et Trois-Rivières les plus sécuritaires au pays

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La région métropolitaine de recensement de Québec demeure bonne première malgré une hausse de son IGC l'an passé.

Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) Québec affiche en 2016 l'indice de gravité des crimes le plus bas au pays. Plus à l'ouest sur la 40, Trois-Rivières brille pour avoir enregistré l'an passé la plus importante baisse de la criminalité d'un océan à l'autre.

C'est ce qui ressort des données de Statistiques Canada sur les crimes déclarés par la police en 2016. L'indice de gravité de la criminalité (IGC) «permet de suivre les variations annuelles de la gravité des crimes déclarés par la police. Il renseigne tant sur le volume de crimes déclarés, mais aussi sur la gravité de ces crimes».

La région métropolitaine de recensement de Québec demeure bonne première malgré une hausse de son IGC l'an passé. Elle devance Toronto, Trois-Rivières et Sherbrooke. À l'inverse, Régina, Saskatoon et Edmonton sont celles où l'indice est le plus élevé.

Au volume des crimes commis, la région de Trois-Rivières affiche maintenant le plus bas taux au pays avec 2954 par 100 000 habitants. La région a connu l'an passé la plus forte diminution avec un impressionnant -13% par rapport à 2015. Québec est deuxième avec un taux de 3000 par 100 000 habitants, en hausse de seulement 1%. Sherbrooke est 3e avec 3297 crimes par 100 000 habitants.

Hausses inquiétantes

À l'échelle du Canada, l'augmentation de certains crimes inquiète. C'est le cas des infractions sexuelles commises contre les enfants, en hausse depuis 2010. La hausse la plus prononcée concerne les contacts sexuels, «qui consistent à toucher le corps d'un enfant âgé de moins de 16 ans à des fins sexuelles». On compte 4 602 affaires de ce type en 2016 comparativement à 3 283 en 2015.

Dans l'ensemble, un peu plus de 6 900 affaires d'infractions sexuelles en tout genre contre les enfants ont été signalées en 2016, ce qui représente une hausse de 30 % par rapport à 2015. 

Un autre crime inquiétant de nature sexuelle est la distribution non consensuelle d'images intimes. Ce crime reconnu depuis seulement 2015 a augmenté de 137%. L'an passé, les corps de police en ont déclaré 815 comparativement à 340 en 2015. Il faut noter que 2016 était la première année entière de déclaration de cette infraction.

Encore aujourd'hui, il faut malheureusement reconnaître que seulement une faible proportion des agressions sexuelles sont signalées à la police. «Alors que le taux d'agressions sexuelles auto-déclarées n'a pas changé de façon significative de 2004 à 2014, le taux d'agressions sexuelles déclarées par la police en 2016 était de 15% inférieur à celui observé dix ans plus tôt. Ces résultats montrent qu'en raison d'une gamme de facteurs, les données policières peuvent représenter une sous-estimation de la nature et de l'étendue des agressions sexuelles commises», note Statistiques Canada.

Signe des temps, il faut aussi mentionner que le «taux de l'ensemble des affaires de fraude déclarées par la police, lesquelles comprennent la fraude en général, la fraude d'identité et le vol d'identité, était de 14% supérieur à celui noté en 2015. Alors que le taux d'affaires de fraude en général (qui représente la grande majorité des cas de fraude) a augmenté de 14%, le taux d'affaires de fraude d'identité a crû de 16% et le taux d'affaires de vol d'identité, de 21%», indique les données.

Malgré ces hausses, l'indice de gravité de la criminalité et le taux de criminalité par 100 000 habitants dans les régions métropolitaines de recensement demeurent les mêmes en 2016 qu'en 2015 pour l'ensemble du Canada.

Cannabis : moins de possession, plus de capacités affaiblies

Les infractions liées à la possession simple de cannabis continuent de diminuer au pays tandis qu'il y a une hausse du nombre d'affaires de conduite avec les capacités affaiblies par la drogue.

En 2016, la police a déclaré quelque 95 400 infractions en lien avec les drogues comme la possession, le trafic, l'importation et l'exportation et la production. De ce nombre, 58 % à trait au cannabis. 

Depuis cinq ans, le taux d'infractions liées au cannabis connaît une courbe descendante. L'an passé, la police a déclaré environ 55 000 infractions liées au cannabis, soit 6 000 de moins qu'en 2015. «La majorité d'entre elles (81 %) concernait la possession de cannabis, ce qui se traduit par un taux de 122 pour 100 000 habitants et un recul de 12 % par rapport à 2015», explique Statistiques Canada.

«Tout comme le nombre d'infractions liées au cannabis, le nombre de personnes inculpées d'infractions liées au cannabis a aussi diminué. En 2016, le taux de personnes accusées a reculé de 16 % par rapport à 2015. Parmi les 23 329 personnes inculpées d'infractions liées au cannabis en 2016, 17 733 (76 %) ont été inculpées de possession de cannabis, soit environ 3 600 de moins qu'en 2015», souligne encore le rapport de l'agence fédérale.

À l'inverse, le nombre de consommateurs de cannabis augmente au pays, selon une autre enquête. «En 2015, 12 % des Canadiens de 15 ans et plus, ou 3,6 millions de personnes avaient consommé du cannabis au cours de l'année précédente.» C'est un point de pourcentage de plus que les observations de 2013. 

Comme ceci peut expliquer cela, «le nombre et le taux de la quasi-totalité des infractions de conduite avec les facultés affaiblies par la drogue ont augmenté. Au total, 3 098 infractions de conduite avec les facultés affaiblies par la drogue sont survenues en 2016, en hausse de 343 par rapport à l'année précédente». 

Dans l'ensemble du pays, le taux de conduite avec les capacités affaiblies par la drogue s'est accru de 11 %. Il est toujours en hausse depuis le début de la collecte des données en 2008. Le Québec suit la courbe nationale avec une hausse de 10 %. Le cannabis est souvent la drogue, ou l'une des drogues consommées. 

À la mode

La possession, le trafic, la production et la distribution de drogues autres que le cannabis et la cocaïne affichent une hausse depuis 2010. En 2016, le taux de possession d'héroïne a augmenté de 32 % et celui de la méthamphétamine de 22 %. Les autres drogues comme les médicaments d'ordonnance dont le fentanyl, le LSD et les drogues du viol ont augmenté de 7 %.  




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