RDV 2017: gérer le trafic maritime et sur les quais

«Le plus gros défi, ça va être de... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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«Le plus gros défi, ça va être de gérer l'arrivée et le départ d'une quarantaine de voiliers en moins de 24 heures», indique la porte-parole du Port de Québec, Marie-Andrée Blanchet.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) La venue de 38 voiliers dans le port de Québec entraînera tout un branle-bas de combat, tant aux abords des quais que sur le fleuve. Mais les organisations concernées se disent fin prêtes alors qu'elles préparent l'événement depuis belle lurette.

«C'est un beau Tetris pour nous!» illustre la porte-parole du Port de Québec, Marie-Andrée Blanchet, expliquant que la marina sera à capacité maximale.

«Le plus gros défi, ça va être de gérer l'arrivée et le départ d'une quarantaine de voiliers en moins de 24 heures», poursuit-elle. L'emplacement des bollards, les positionnements à quai et la gestion de l'écluse seront réglés au quart de tour. Et le tout doit être conjugué avec les activités touristiques «régulières». Par exemple, des escales de bateaux de croisière qui étaient prévues au quai 22 ont été déplacées.

Mme Blanchet ajoute que la sécurité n'est pas négligeable puisqu'elle s'applique tant aux navires provenant des quatre coins du monde qu'à la foule qui se massera dans le port pour voir les géants des mers.

Il ne faut également pas oublier que certains de ces voiliers sont «des petites villes en soi», souligne la porte-parole du Port. Conséquemment, ils doivent être branchés à l'électricité et approvisionnés en eau. Leurs déchets quant à eux requièrent un protocole à part. «Puisque certains navires arrivent de pays différents, ils ne peuvent pas être traités comme des déchets nationaux puisqu'il peut y avoir des traces de bactéries que nous n'avons pas ici», souligne Marie-Andrée Blanchet.

Les activités commerciales du Port ne seront pas trop bouleversées puisque les quais utilisés pour les voiliers ne sont pas les mêmes. Néanmoins, «il va certainement y avoir une gestion au niveau du trafic maritime puisqu'on ne peut pas l'arrêter», affirme Mme Blanchet. 

La Garde côtière à contribution

Cette gestion se fera notamment en collaboration avec la Garde côtière, qui s'occupe du trafic maritime. L'organisation fédérale n'a pas voulu accorder d'entrevue dans le cadre de l'événement RDV 2017, expliquant qu'il n'y avait rien de particulier à signaler de son côté.

Les pilotes du Saint-Laurent seront également mis à contribution puisque des 38 voiliers qui seront à Québec, 12 d'entre eux sont assujettis au pilotage puisqu'ils mesurent plus de 35 mètres. Selon le président de la Corporation des pilotes du Bas Saint-Laurent, Carl Robitaille, deux pilotes seront nécessaires par bateau puisque des Escoumins à Québec, le trajet est d'une vingtaine d'heures avec les deux marées. 

Les effectifs sont prévus en conséquence, mais s'il venait à manquer de monde, des employés en vacances pourraient être appelés en renfort. M. Robitaille dit apprécier ce genre de mission. «Ça nous remet dans le contexte du pilotage du régime français et anglais», témoigne-t-il, rappelant que les marques de navigation sont demeurées les mêmes qu'à l'époque. 

La navigation sur un grand voilier est un «retour aux sources» pour les pilotes qui doivent parfois reprendre la roue. Carl Robitaille souhaite des vents inférieurs à 40 noeuds, mais du vent tout de même pour que les bateaux puissent déployer leurs voiles et offrir un spectacle aux curieux rassemblés au bord du fleuve.




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