Camions-restaurants: les réseaux sociaux en renfort

«Pour offrir un meilleur service, il fallait informer... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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«Pour offrir un meilleur service, il fallait informer le client. Je pense que tout le monde a réajusté le tir», indique le copropriétaire du Food Fighters 504, Maxime Jacob, dont le camion était stationné samedi au Festival d'été de Québec.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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<p>Fanny Lévesque</p>

(Québec) Si le départ du projet pilote sur les camions-restaurants a quelque peu été assombri par une communication difficile, les restaurateurs ont depuis resserré le lien avec la clientèle en développant leurs réflexes sur les réseaux sociaux.

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Le propriétaire du camion-restaurant Les Recettes paumées croit en l'utilité d'une application mobile pour améliorer la communication avec le public, à condition «que ce soit bien géré».

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Au jour un du déploiement des restaurants mobiles, il était loin d'être évident de savoir qui était où en temps réel. Treize sites, sept restaurateurs et des engagements ici et là n'offraient pas la meilleure recette pour satisfaire l'appétit des gourmands. Un mois jour pour jour plus tard, les affaires ont l'air enfin plus rodées. Vendredi, la Ville de Québec a d'ailleurs fait fondre le nombre d'emplacements à cinq. 

«Partir un projet pilote qui aurait parfaitement fonctionné... Un moment donné, fallait être aussi réaliste», assure le copropriétaire du Food Fighters 504, Maxime Jacob, dont le camion était stationné samedi au Festival d'été de Québec. «Pour offrir un meilleur service, il fallait informer le client. Je pense que tout le monde a réajusté le tir.»

Effectivement samedi, il était beaucoup plus simple de savoir où étaient garés les fameux camions-restaurants. Les restaurateurs ont maintenant tous leurs pages Facebook, certaines uniquement dédiées à leurs camions de rue, qu'ils alimentent à bon rythme. Le Soleil a même pu en joindre certains via le réseau social, très rapidement. 

«Quand on a vu qu'il y avait des problèmes de communications, on s'est fait une page [Facebook]», lance Guy Lévesque du Saga Nomade (Sagamité). «Chaque matin, j'indique qu'est-ce que je fais, quand je sors, où je suis. Vers quelle heure je pars, j'essaie de tout mettre à jour», poursuit-il, stationné aux côtés du Food Fighters 504. 

La Ville a aussi fait son effort, estime M. Jacob. Le site Internet comprend davantage d'informations, plus détaillées, proposant des cartes pour localiser les sites et des liens directs vers les pages Facebook de tous les restaurateurs. «C'est aussi clairement indiqué qu'on n'est pas nécessairement là sept jours sur sept parce qu'on a des événements», dit-il. 

La clé dans l'app? 

Même si les clients s'habituent à visiter les réseaux sociaux pour savoir ce qu'ils se mettront sous la dent, les restaurateurs fondent encore l'espoir du développement d'une application pour téléphone mobile qui servirait d'outil commun pour rejoindre la clientèle. «Ça faciliterait, c'est incroyable», n'en démord pas Maxime Jacob.

Le propriétaire de Les Recettes paumées y croit aussi à condition «que ce soit bien géré», nuance Étienne Nadeau. Qui pourrait la créer et l'opérer, la question est encore sans réponse. «On est des restaurateurs, on ne fait pas la gestion d'application. Il faudra donner ça à une compagnie qui sera prête à le faire», propose-t-il. 

Entre-temps, M. Nadeau se satisfait bien de Facebook. «Le foodtruck, je pense que ça fonctionne comme ça à la base, avec les réseaux sociaux. Il n'y a pas d'autres secrets», dit-il. Les chances sont d'ailleurs minces pour que l'application soit prête et fonctionnelle cette saison-ci, selon les restaurateurs rencontrés. 

Encore des ajustements 

Bien que la communication s'améliore, les propriétaires ont déjà des pistes de solution pour bonifier l'expérience. Ceux qui se sont entretenus avec Le Soleil ont tous salué la réduction du nombre de sites, mais certains sont déçus de ceux retirés ou souhaitent en voir apparaître de nouveaux, «plus touristiques», pour l'an prochain. 

En diminuant la liste d'endroits vendredi, la Ville a aussi autorisé la présence de deux camions par site. Un volume que Maxime Jacob espère voir grimper à trois. «Juste un camion, ça n'attire pas assez. Il faut essayer de créer un peu plus un happening, pas de monter ça à 15 camions, mais au moins deux à trois», suggère-t-il. 

Le projet pilote de la Ville de Québec pour les camions-restaurants s'échelonne sur deux ans. «Une bonne rencontre» avec tous les partenaires devrait avoir lieu à la fin de l'été, selon ce qu'a laissé entendre les propriétaires consultés. En saison forte, il est difficile d'avoir à la même table tout le monde en même temps, ont-ils souligné.




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