Nouvelles-Casernes: un premier appel d'offres lancé

L'appel d'offres de la Commission de la capitale... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet)

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L'appel d'offres de la Commission de la capitale nationale estime à 6,5 millions $ plus taxes le coût approximatif des travaux pour la première phase du projet de mise en valeur et de maintien des Nouvelles-Casernes.

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(Québec) Quatre ans après l'annonce d'investissements pour consolider les Nouvelles-Casernes, la Commission de la capitale nationale (CCNQ) lance finalement un premier appel d'offres pour entreprendre la phase I des travaux.

Le gouvernement du Québec a annoncé à l'été 2013 un investissement de 20 millions $ pour assurer la mise en valeur et le maintien l'immeuble patrimonial dans le Vieux-Québec. 

«La complexité d'un tel chantier et sa spécificité patrimoniale explique le temps requis pour chacune des étapes de ce grand projet», a fait valoir Anne-Marie Gauthier, porte-parole de la CCNQ, jeudi. Elle note que des travaux préparatoires, des études, des relevés et un plan de conservation ont été réalisés entre-temps.

L'enveloppe du bâtiment abandonné depuis plus de 50 ans n'offre plus «l'étanchéité requise» et sa maçonnerie structurale est considérée dans un état «précaire», lit-on dans l'appel d'offres. Les travaux à effectuer sur la partie ouest de la bâtisse comprennent notamment la restauration des murs de façade et de la toiture. À titre indicatif, l'appel d'offres de la CCNQ évalue à 6,5 millions $ plus taxes le coût approximatif des travaux pour cette première de deux phases. 

Le chantier pourrait s'étaler sur une période de 24 mois. La CCNQ espère que la phase I sera terminée à l'été 2019. 

«Cet appel d'offres représente une étape importante dans la préparation du chantier et l'organisation des différents lots pour les travaux de consolidation», a souligné Mme Gauthier.

Les Nouvelles-Casernes sont un «bien patrimonial emblématique» au caractère unique. Construites au beau milieu du XVIIIe siècle, elles sont considérées comme «le plus long édifice érigé en Nouvelle-France». Le bâtiment a successivement abrité des unités d'infanterie françaises, des soldats de l'armée britannique, de même que la première usine canadienne de munitions qui a cessé ses activités en 1964. 

Le gouvernement fédéral a classé les Nouvelles-Casernes au sein du Lieu historique national des Fortifications-de-Québec en 1957. Le bâtiment a été inscrit au Répertoire du patrimoine culturel du Québec en 2012 par le gouvernement québécois. 

Sous la supervision d'un archéologue 

Un archéologue embauché par la CCNQ gardera les travaux à l'oeil. L'entrepreneur qui décrochera le contrat devra d'ailleurs prendre en considération que des périodes seront réservées à des fouilles, et que les travaux peuvent être interrompus et la machinerie déplacée en fonction des trouvailles faites sur le site. 

Lors de l'étude des crédits de la capitale nationale, en avril, le ministre François Blais a dit «être loin d'être prêt» à annoncer une vocation pour le bâtiment. La priorité est la consolidation «pour les générations futures», a-t-il affirmé.  Des sommes devront encore être dénichées pour refaire l'intérieur du bâtiment. 

Un «comité de veille» créé par la Ville doit toujours permettre de recueillir les propositions pour l'utilisation de l'endroit. Une «vision» du site aurait été élaborée, mais la CCNQ refuse de la dévoiler. Certains proposent d'en faire un carrefour de généalogie et d'y conserver des objets historiques.




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