Guides touristiques sans permis: des inspecteurs sévissent, assure la Ville

Il est obligatoire d'obtenir un permis municipal pour... (Photothèque Le Soleil, Caroline Grégoire)

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Il est obligatoire d'obtenir un permis municipal pour dévoiler l'histoire de la capitale aux touristes.

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(Québec) Critiquée par l'Association des guides touristiques de Québec (AGTQ), la mairie assure déployer ses inspecteurs sur le terrain pour bloquer le chemin à tous les historiens improvisés qui veulent raconter la ville aux visiteurs étrangers sans détenir le permis municipal requis. Six ont été «appréhendés» cette année.

Depuis le début de la haute saison touristique, une centaine de contrôles ont été effectués, avance un des porte-parole, David O'Brien. Du nombre, ces six «guides» qui ne détenaient ni les qualifications, ni l'autorisation de faire des tours de ville, ont été identifiés. Ils ont reçu un avertissement.

Il est obligatoire d'obtenir un permis municipal pour dévoiler l'histoire de la capitale aux touristes. Permis qu'on ne peut obtenir qu'après avoir réussi une formation de 150 heures offerte par les collèges Mérici et Champlain-St. Lawrence.

Des accompagnateurs de groupes de touristes passent toutefois outre cette exigence, au désespoir de l'AGTQ. Dans l'édition du Soleil de mardi, la présidente de l'organisation, Louise Labelle, déplorait le manque de «volonté» de la Ville: «C'est le Bureau des grands événements qui est chargé de surveiller si les gens ont des permis ou non. Honnêtement, on ne sent pas qu'ils le font beaucoup parce que nous on voit plein de gens qui guident sans permis et on ne voit pas de réaction de la Ville de ce côté-là.»

David O'Brien rétorque qu'une équipe d'inspecteurs veille entre les mois de mai et d'octobre. Et que la Ville prend au sérieux l'application de sa réglementation afin de garantir que les récits propagés par les guides sont véridiques, de qualité.

Approche douce

Elle opte pour une approche douce afin de convaincre: «La sensibilisation et la promotion des guides touristiques locaux est la voie privilégiée auprès de la clientèle touristique et des agences et grossistes en voyages.» En cas de récidive, les fautifs pourraient cependant écoper d'amendes variant de 150 $ à 4000 $.

Ce sont souvent des accompagnateurs de groupes de touristes venant de loin et s'exprimant en d'autres langues que l'anglais et le français qui sont fautifs. Ils ne sont pas tous au fait de la réglementation locale, note M. O'Brien.

Face à la difficulté d'appliquer le règlement, la mairie avait décidé, début 2016, d'abolir le permis de guide touristique. Le tollé soulevé avait toutefois forcé la Ville à faire marche arrière. Après des consultations, le statu quo avait été rétabli. Tout groupe visitant la capitale doit donc faire appel à un guide accrédité par la Ville de Québec.

Une table de concertation a cependant été créée pour réunir des représentants de l'industrie touristique et réfléchir à certains assouplissements qui pourraient être consentis afin de faciliter le travail des accompagnateurs de groupes venus de l'étranger. Mais celle-ci ne s'est toujours pas réunie. La première rencontre, prévue en septembre, permettra de décider de sa composition.




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