Consultation sur la mobilité durable: les suggestions abondent

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Il a fallu une bonne heure pour que les citoyens commencent à s'exprimer, l'administration Labeaume ayant prévu une présentation des enjeux de mobilité durable et du projet de service rapide par bus (SRB) mis au rancart.

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(Québec) Plus de bus dans les banlieues, du covoiturage, un monorail, davantage de pistes cyclables et déneigées l'hiver s'il-vous-plaît... Les questions et les commentaires des citoyens sont allés dans toutes les directions, mardi, lors de la première séance de consultation publique sur la mobilité durable organisée par la Ville de Québec.

Sur le coup de 15h, une centaine de citoyens étaient déjà présents dans la salle réservée au centre sportif Marc-Simoneau, à Beauport. Il a fallu une bonne heure pour qu'ils commencent à s'exprimer, l'administration Labeaume ayant prévu une présentation des enjeux de mobilité durable et du projet de service rapide par bus (SRB) mis au rancart.

Comme la veille devant les journalistes, le choix du parcours du boulevard Charest a été longuement justifié, puis défendu par le directeur du bureau d'études, Jacques Bédard. 

Environ 25 personnes se sont présentées au micro pour des interventions limitées à deux minutes. Il y a eu plus de commentaires que de questions, mais pas de critiques acerbes ou de plaidoyers à sens unique. Pour tout dire, le transport en commun avait plutôt bonne presse même si la rencontre avait lieu en banlieue. 

La façon de desservir les secteurs excentrés a d'ailleurs retenu l'attention de plusieurs intervenants. L'un a proposé d'aller chercher les clients avec de petits autobus pour les rabattre sur des lignes principales tandis qu'un autre croit qu'il faut carrément faire appel à un service de covoiturage géré par le privé. 

«Moi j'ai grandi à Lévis et c'était une prison pour moi la banlieue à l'adolescence. J'étais capable de me déplacer nulle part sans compter sur mes parents», a témoigné Alex Tremblay-Lamarche, porte-parole du mouvement des Jeunes de Québec pour la mobilité durable. Partisan du SRB ou de tout autre mode de transport lourd, il a clairement demandé d'«augmenter la fréquence et l'efficacité du transport en commun en-dehors de l'axe structurant», quel qu'il soit. 

«Dans les quartiers centraux, le transport en commun est super bien, mais quand on tombe dans les couronnes, ça fait dur», a renchéri Xavier Jacques Côté, donnant l'exemple d'un trajet de Beauport à Val-Bélair qui prend 1h40 minutes en autobus contre 20 minutes en automobile. «Comment on peut compétitionner et être intéressant?» a-t-il demandé. 

Pour accélérer les échanges entre les secteurs éloignés, sa proposition est d'ajouter des véhicules allant d'un terminus à l'autre en passant par les autoroutes au lieu de faire ce qu'il appelle «le petit Poucet» à travers la ville. Alors que la décision des États-Unis de sortir de l'accord de Paris sur le climat est critiquée partout dans le monde, Jacques Beaumier s'est surpris qu'«ici, on trouve que c'est normal d'élargir les autoroutes». Il y voit le résultat d'un «régime d'information particulier qui dure depuis plus de 30 ans où systématiquement il y a des campagnes qui privilégient toujours les solutions individuelles pour les problèmes collectifs et particulièrement sur la question des transports». 

En tout début de parcours, le maire de Québec a redit qu'il n'était surtout pas contre les automobilistes et qu'il souhaitait que chaque citoyen ait accès au mode de transport de son choix pour se déplacer le plus rapidement possible. 

Régis Labeaume a promis de ne pas intervenir pendant la consultation. Ses conseillers municipaux ont reçu la même consigne, répétée en public. Il a même fait un appel aux candidats aux prochaines élections municipales pour qu'ils n'utilisent pas cette tribune pour se faire valoir. 

Seul l'avocat François Marchand, candidat défait à la chefferie de Démocratie Québec et possible candidat au scrutin de novembre, a osé se présenter au micro malgré l'avertissement. Il s'est inquiété qu'un éventuel SRB manque de capacité comparativement à un tramway, plus spacieux, et aussi du choix de la basse-ville pour le faire circuler.

«Est-ce qu'on cherche à améliorer le quotidien des résidents actuels ou on cherche à développer pour d'éventuels résidents qui ne viendront peut-être jamais?» a-t-il questionné, convaincu qu'il ne verra pas de son vivant un boulevard Charest densifié. 

Les consultations se poursuivent mercredi soir et samedi en journée.




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