Saint-Coeur-de-Marie: Labeaume et Lemieux nient tout favoritisme

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(Québec) La vice-présidente du comité exécutif Julie Lemieux «nie fermement avoir voulu ou essayé d'influencer» le promoteur immobilier Louis Lessard, qui poursuit la Ville de Québec et l'accuse au passage de favoritisme. Le maire Régis Labeaume met quant à lui «sa main à couper» que la conseillère municipale et le directeur des grands projets Charles Marceau sont honnêtes.

Conférence de presse inhabituelle, lundi après-midi, à l'hôtel de ville de Québec. Le maire et son bras droit ont lu mot pour mot une déclaration en lien avec les procédures judiciaires engagées dernièrement par le propriétaire de l'église Saint-Coeur-de-Marie sur la Grande-Allée. 

Le promoteur Lessard affirme que le haut fonctionnaire Charles Marceau a rejeté son choix de collaborateurs pour lui en suggérer d'autres qui auraient plus de chances de réussite. Ce serait le cas de l'architecte Dan Hanganu, de l'entrepreneur en construction Pomerleau et de la firme d'architectes ABCP. Dans ce dernier cas, l'un des associés est François Moreau, conjoint de Mme Lemieux. 

La conseillère a parlé la première, précisant se «faire violence» pour s'en tenir au texte. «Je nie fermement avoir voulu ou essayé d'influencer ce promoteur que je ne connais pas quant au choix d'un entrepreneur, d'une firme d'architectes ou de tout autre partenaire dans le cadre de son projet», a-t-elle commencé. 

«Mon intervention dans ce dossier s'est limitée à m'assurer que le projet qui serait présenté à l'égard de l'église Saint-Coeur-de-Marie réponde aux préoccupations de la Ville en matière d'aménagement et de patrimoine et aux attentes de la population.»

Mme Lemieux a fait référence à sa précédente carrière journalistique pour établir sa crédibilité. «Je ne peux pas accepter aujourd'hui qu'on tente de démolir 25 ans de travail et de salir ma réputation avec des mensonges et des calomnies sortant de la bouche d'un promoteur en mal de vengeance», a-t-elle dénoncé. 

Derniers jours difficiles

Les derniers jours ont été «difficiles à vivre», a témoigné l'élue depuis huit ans, soulignant le rôle d'amplificateur joué par «certains médias». Elle dit examiner «tous les recours» pour «rétablir les faits et laver [sa] réputation».

Le promoteur du site de l'ancienne église Saint-Coeur-de-Marie... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve) - image 2.0

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Le promoteur du site de l'ancienne église Saint-Coeur-de-Marie soutient que la Ville a voulu le forcer à s'associer à la firme de construction Pomerleau, et lui aurait «fortement suggéré» un partenariat avec le bureau d'architecte ABCP.

Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Prenant la parole à son tour, le maire Labeaume a répété en substance ce qu'il avait déjà dit sur le coup de l'émotion la semaine dernière. «La Ville n'impose jamais de partenaires à des promoteurs pour des projets privés. La Ville ne fait aucun favoritisme en fonction des personnes qui développent des projets. Mon administration ne l'a jamais fait en 10 ans et ne le fera jamais», a-t-il déclaré. 

Il a ensuite pointé directement l'homme d'affaires à la source de cette querelle. «Monsieur a le droit d'être frustré du fait que nous ayons refusé sa demande de changement de zonage. Cependant, il n'a pas le droit de répandre tout plein de faussetés en vertu de cette frustration. Il pouvait réaliser un projet en fonction du zonage existant, mais il souhaite avoir plus, beaucoup plus, ce qui nécessite une modification au zonage. N'ayant pas obtenu son hochet, monsieur s'indigne, monsieur accuse, monsieur se répand en états d'âme et se donne en spectacle dans les médias», a élaboré le maire. 

Régis Labeaume y est allé d'une finale dont il a le secret : «Pour image, je dirai que je n'hésite pas à mettre ma main à couper, comme le dit l'expression populaire, pour reconnaître que Charles Marceau et Julie Lemieux sont des gens honnêtes, intègres et que leur témoignage des faits est la vérité.» 

Aucune question n'était permise de la part des journalistes présents, sur recommandation stricte des avocats de la Ville de Québec. Le maire a tout de même accepté de préciser que cette déclaration n'écarte pas la possibilité d'une réplique judiciaire. «Nos avocats sont sur le dossier», avait-il déclaré la semaine dernière. «Julie a des recours, il y a d'autres qui ont des recours, la Ville a des recours, alors on est tous en train de travailler là-dessus. Il faut être un petit patient, on sait exactement où on s'en va», a-t-il ajouté lundi. 

À une question de la chef de l'opposition Anne Guérette sur le dossier, lors du conseil municipal, M. Labeaume a dit refuser de faire «de la politique sale» et a relu intégralement sa déclaration.




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