L'escalier du dépassement

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(Québec) Le Défi du Cap-Blanc, c'est le prétexte. Car pour les éducateurs du centre de réadaptation L'Escale, l'objectif est d'abord et avant tout d'amener les filles qu'ils accompagnent à se dépasser... une marche à la fois.

L'éducateur spécialisé Patrick Gagnon, qui a pris part au Défi du Cap-Blanc vendredi avec huit filles en difficulté de L'Escale, parle de persévérance en connaissance de cause. C'est qu'il n'y a pas si longtemps, l'homme pesait 417 livres. En 11 mois, il est parvenu à perdre 152 livres via l'émission Maigrir pour gagner.

Parmi les raisons qui ont mené à cette drastique perte de poids, il mentionne l'impact de son travail à L'Escale sur son processus décisionnel. «Je travaille avec des jeunes en difficulté. Moi-même, j'avais une difficulté. Quand je leur disais de changer leurs habitudes de vie, je me regardais dans le miroir et je me disais: "toi, qu'est-ce que tu fais pour changer tes habitudes de vie?"»

Aujourd'hui, Patrick Gagnon tente d'inculquer ce désir de dépassement aux filles qu'il accompagne, et le fait notamment grâce à l'appui de Motivaction Jeunesse. «S'il était encore gros, on ne serait pas là», en parlant du Défi du Cap-Blanc, lance d'ailleurs sa collègue Marie-Ève Julien, aussitôt disputée par une des filles pour l'avoir qualifié de «gros». Ce à quoi le principal intéressé répond en riant qu'à 417 livres, le terme est approprié.

Réel défi

Vendredi, huit filles en difficulté âgées de 14 à 17 ans ont gravi l'imposant escalier du Cap-Blanc en continu pendant 60 minutes à l'occasion du Défi du Cap-Blanc des médias, qui s'est tenu dans des conditions météo assez exécrables, mais presque symbolique du réel défi que constitue l'exercice.

Les aventuriers Frédéric Dion et Sébastien Lapierre, les... (Le Soleil, Erick Labbé) - image 2.0

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Les aventuriers Frédéric Dion et Sébastien Lapierre, les employés du Soleil Yvan Dumont, Claude Thibault et Camille B. Vincent, et le marathonien Patrick Charlebois

Le Soleil, Erick Labbé

J'y étais pour une deuxième année consécutive, accompagnée des aventuriers Sébastien Lapierre et Frédéric Dion, tous deux mentors de l'équipe du Soleil, composée des filles de L'Escale. Les éducateurs Patrick Gagnon, Marie-Ève Julien et Marie-Pier Noël y étaient également, eux qui ont pu constater les efforts faits par leurs jeunes pour franchir le plus grand nombre de marches en une heure. 

Et ce, alors que la situation familiale et personnelle de ces jeunes femmes est bien souvent critique, pour ne pas dire dramatique. Problèmes de consommation, environnement familial malsain, maltraitance. «On voit des choses épouvantables ici», avoue Patrick Gagnon.

La solution, bien que complexe, consiste notamment à développer le potentiel de ces femmes en devenir. Et pour l'éducatrice Marie-Ève Julien, participer au Défi du Cap-Blanc, c'est «de mettre les filles dans la vraie vie». «C'est là qu'on peut leur faire faire le plus d'apprentissages», dit-elle.

C'est là également la mission de Motivaction Jeunesse, qui avait invité vendredi matin de nombreux athlètes à gravir les 400 marches de l'escalier du Cap-Blanc aux côtés de 150 jeunes en difficulté issus de tous les horizons. Parmi eux, la navigatrice Mylène Paquette, le patineur Laurent Dubreuil, des membres de l'équipe de football du Rouge et Or et le boxeur Kevin Bizier.




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