«La situation est difficile» pour Anne Guérette, croit Marchand

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(Québec) Anne Guérette lâchera-t-elle les rênes de Démocratie Québec à cause de la crise qui secoue actuellement son parti? C'est la question que se pose son ancien adversaire François Marchand, dont le plan de match en vue des prochaines élections semble dépendre de l'avenir politique de Mme Guérette.

«La situation est difficile pour Mme Guérette», lance M. Marchand, qui s'est présenté face à elle en octobre dernier comme candidat à la direction de Démocratie Québec. «Je veux savoir si elle reste ou si elle s'en va. Je veux attendre sa réponse.» Attendre sa réponse, dit-il, avant d'annoncer publiquement la forme que prendra son implication en politique municipale.

«J'ai toujours un immense désir de participer à la chose municipale, mais avant ça, je dois quand même avoir une bonne perception de la situation», indique-t-il.

Candidat indépendant ou candidat sous la bannière de Démocratie Québec, M. Marchand, toujours détenteur de sa carte de membre du parti, ne ferme la porte à aucune de ces possibilités. Mais rappelons qu'en janvier dernier, il confiait au Soleil trouver dangereuse la manoeuvre de se présenter comme indépendant. «Dans le système municipal qu'on connaît, si on divise le vote, c'est un peu suicidaire», disait-il alors.

Aussi, il reconnaît qu'idéalement, «j'aurais peut-être voulu être dans le Vieux-Québec avec Démocratie Québec». Ce plan a toutefois été contrecarré par le désir d'Anne Guérette, émis en janvier, de s'adjoindre un colistier dans ce même district, soit celui de Cap-aux-Diamants. «J'aurais voulu être dans le Vieux-Québec, mais Mme Guérette ne m'a pas contacté, ne m'a pas ouvert de porte, et elle veut avoir un colistier dans le Vieux-Québec», lance-t-il.

Selon nos informations, l'équipe de Démocratie Québec aurait proposé à François Marchand de devenir candidat dans un autre district, notamment dans celui de Montcalm-Saint-Sacrement, détenu par le conseiller indépendant Yvon Bussières, mais il aurait refusé l'offre. «Je ne suis pas à l'aise d'aller m'implanter à Sillery ou dans Saint-Sacrement», mentionne-t-il. «Je comprends que dans certaines situations, la résidence du candidat n'est pas strictement obligatoire, mais moi, je n'étais pas à l'aise dans un autre district que dans celui où je travaille et où j'habite.»

Réaction publique mardi

François Marchand prévoit réagir publiquement mardi ou mercredi. D'ici là, celui qui se considère comme «un gars d'équipe» indique vouloir «rencontrer un certain nombre de personnes», et envoie du même coup quelques flèches à l'endroit de la chef de Démocratie Québec. «On ne peut pas se tirer dans les jambes à tour de bras. Moi, je regrette amèrement le départ de M. Shoiry, qui est un solide candidat, et qui va être réélu peu importe l'étiquette qu'il va porter. Ça, j'en suis convaincu. Je pense que c'est la même chose pour M. Bussières. C'est des piliers, ça. Si on ne travaille pas avec ces gens-là, je vois pas comment on peut arriver à avoir une crédibilité.»

Le conseiller municipal Paul Shoiry a annoncé vendredi qu'il quittait l'équipe de Démocratie Québec. Il siégera comme indépendant à compter de lundi. Anne Guérette n'a pas voulu commenter vendredi la perte de ce joueur important, et il n'a pas été possible de la joindre samedi.

Autant François Marchand qu'Yvon Bussières admettent que la crise intestine qui secoue Démocratie Québec laisse actuellement le champ libre à Équipe Labeaume. Rappelant qu'il reste six mois avant les élections, M. Marchand déclare : «On va essayer de se ressaisir, mais là, ça ne va pas très bien.»

***

Pas d'alliance entre Bussières et Shoiry

Paul Shoiry et Yvon Bussières... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé) - image 3.0

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Paul Shoiry et Yvon Bussières

Photothèque Le Soleil, Erick Labbé

Il n'y aura pas d'union d'indépendants entre les conseillers Yvon Bussières et Paul Shoiry en vue des élections municipales de novembre. C'est M. Bussières lui-même qui le dit.

«Moi, c'est fini. J'ai confirmé au maire la semaine dernière [aux assises de] l'UMQ [Union des municipalités du Québec] que je me présentais indépendant», a-t-il indiqué au Soleil samedi. «Il n'est pas question de créer un parti d'indépendants. Moi, je fais ma campagne, faites la vôtre, et après ça, on se donnera rendez-vous au conseil municipal, point final. [...] T'es indépendant ou tu l'es pas.»

Yvon Bussières, qui a lui-même quitté Démocratie Québec en décembre dernier, a par ailleurs affirmé qu'il n'était «pas surpris» par la décision de Paul Shoiry. «Je pensais qu'il allait démissionner avant moi.»

Sans faire de reproches clairs à l'endroit de M. Shoiry, il dit comprendre «l'impatience» de Denis Langlais, président de Démocratie Québec, qui a demandé au conseiller vraisemblablement indécis de faire un choix quant à la bannière derrière laquelle il souhaitait se ranger en vue des élections. «Il voulait avoir sa confirmation publique le plus tôt possible. C'est normal aussi», dit-il. «Je pense même que Paul [Shoiry] aurait dû dire bien avant s'il continuait ou s'il ne continuait pas avec Démocratie Québec.»




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