Marina Saint-Roch: oubliez le kayak

L'esquisse publiée par la Ville de Québec jeudi... (Dessin la pépinière/espaces collectifs)

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L'esquisse publiée par la Ville de Québec jeudi montre des kayaks sur la portion urbaine de la rivière. Il demeure toutefois interdit d'y naviguer depuis le fleuve jusqu'au parc Les Saules. L'eau est bien trop souillée, notamment par les égouts.

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(Québec) Quoi? Des kayaks sur la rivière Saint-Charles, au centre-ville? Avons-nous bien vu?

Amateurs de petites embarcations, ne vous réjouissez pas trop vite! Même si une esquisse publiée par la Ville de Québec jeudi affiche clairement des kayaks sur la portion urbaine de la rivière, il est toujours interdit d'y naviguer depuis le fleuve jusqu'au parc Les Saules. L'eau est bien trop souillée, notamment par les égouts.

C'est en annonçant un projet de revitalisation de la marina Saint-Roch et de sa piscine que la Ville a diffusé l'illustration sur laquelle on voit les kayaks. Il s'agit toutefois d'un souhait, pas d'une réalité. La navigation sur les eaux de la Saint-Charles est trop risquée.

Pourquoi? «Il n'est pas possible de faire du canot parce que, actuellement, la qualité de l'eau ne le permet pas durant la période estivale», rappelle la directrice générale de la Société de la rivière Saint-Charles, Marilyn Allard. Il y a trop de coliformes fécaux, même pour des «activités de second contact» comme la navigation. Les jours de pluie surtout, les égouts de la cité débordent et l'excédent est rejeté sans traitement dans le cours d'eau. «Le problème n'est pas réglé.»

Afin de bien comprendre de quoi il est question, voici ce qu'en dit le ministère de l'Environnement : «Les coliformes fécaux sont des bactéries qui vivent naturellement dans l'intestin des animaux à sang chaud, soit les oiseaux et les mammifères [dont les humains]. Leur présence dans un plan d'eau indique donc nécessairement une contamination par les matières fécales et les microbes qui y sont associés.»

«Lessiver» la rivière

Il y a cependant un réel désir de nettoyer la rivière, poursuit Mme Allard. Une étude est d'ailleurs en cours pour essayer de «lessiver» la rivière en ouvrant plus souvent le barrage Joseph-Samson qui en régule le débit et bloque les marées. On espère ainsi que les sédiments pollués qui se sont accumulés au fond seront emportés avec le courant.

Et des échantillons sont périodiquement prélevés pour tester la qualité de l'eau. S'il est possible de déterminer combien de jours après une forte pluie la qualité de l'eau redevient bonne, peut-être que la navigation sera permise à l'occasion, note Mme Allard. «On aimerait avoir un modèle comme à la baie de Beauport. Ça pourrait être intéressant.»

Le maire de Québec, Régis Labeaume, a d'ailleurs expliqué à plusieurs reprises son projet de revitalisation. Il voudrait permettre un usage autant l'été, avec la navigation, que l'hiver, avec le patinage. «Plusieurs dizaines de millions de dollars» pourraient être investis dans l'aventure, disait-il en décembre 2015. Mais il faudra plusieurs années pour guérir la Saint-Charles, ajoutait-il.




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