Sans SRB, Lehouillier veut sa part du financement

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Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier (photo), a demandé au ministre des Transports, Laurent Lessard, de clarifier publiquement la situation du bureau de projet sur le SRB, qui détient un budget de 12 millions $.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Le maire de Lévis Gilles Lehouillier demande des «éclaircissements» sur la mort - ou non - du Service rapide par bus (SRB). Il n'a pas de problème à ce que le maire Régis Labeaume continue de travailler sur un SRB sur son territoire, mais si la Ville de Québec travaille sur autre chose, il va «lever la main» et demander lui aussi de toucher sa part du financement gouvernemental.

En point de presse avant le conseil municipal lundi soir, le maire Lehouillier a demandé au ministre des Transports Laurent Lessard de clarifier publiquement la situation du bureau de projet sur le SRB, qui détient un budget de 12 millions $. «Le gouvernement devra préciser ses intentions. Est-ce qu'il doit rappeler la somme restante du 12 millions $? Parce que nous, si on nous dit, ben là, il [l'argent] peut servir à autre chose à Québec que pour le SRB, je vais commencer à lever la main.»

M. Lehouillier raconte qu'il a eu droit à «une fin de non-recevoir» lorsqu'il a demandé à M. Lessard s'il pouvait utiliser le bureau de projet du SRB pour étudier et travailler sur sa propre solution de transport en commun. «Je m'attends à ce qu'il n'y ait pas deux poids, deux mesures» avec Québec, a-t-il souligné.

Au cours de ses sorties publiques des derniers jours, M. Labeaume a soufflé le chaud et le froid à savoir si le projet de SRB allait se poursuivre ou non à Québec. Lundi, le maire a soutenu qu'il y a «des gens très inquiets» de l'abandon du projet de service rapide par bus (SRB) Québec-Lévis. Il leur a promis de «se battre» pour un réseau de transport collectif moderne et efficace.

«Le SRB, c'est un moyen. À tous ceux et celles qui croient au transport collectif, je veux leur dire : leur maire va se battre là-dessus, il arrêtera pas de se battre tout le temps qu'il va être en politique. C'est incontournable. Si on le fait pas, premièrement on sera irresponsables, nous, les élus. Deuxième affaire, éventuellement, la Ville de Québec, on va être dans le trouble», a-t-il lancé lundi en marge d'une conférence de presse.

Maintenant que Lévis a quitté le navire, «on se fait un tracé pour les seuls intérêts de Québec», a répété M. Labeaume. Ces intérêts sont «le développement économique» et «l'équité entre les couches sociales».

Le maire de Lévis explique de son côté qu'il va travailler sur une solution «plus sobre» en transport en commun, avec des voies réservées et des autobus articulés, qui fera économiser «des centaines de millions de dollars» au gouvernement.

Ces divergences de vues ont poussé les deux maires à s'envoyer des messages par l'entremise des médias lundi. M. Labeaume a demandé à M. Lehouillier de l'appeler, lui rappelant publiquement son numéro. Ce à quoi M. Lehouillier a répliqué en soutenant qu'il attendait son retour d'appel depuis mardi dernier.

Bonnes relations

Malgré tout, le maire de Lévis soutient que ses relations avec son homologue sont toujours bonnes. «Les grands dossiers amènent toujours leur lot de problématiques, leur lot de tensions. Ça fait partie de la game. Faut être capable de vivre avec ça», a-t-il lancé.

Le ministre responsable de la Capitale-Nationale, François Blais, a pris la défense lundi du maire Labeaume qui a «travaillé très fort pour trouver des solutions très concrètes pour la participation de Lévis» au projet de SRB reliant les deux rives. 

«Je considère en conséquence que le maire de Québec aujourd'hui a le droit de présenter un projet Québec, de penser aux gens de Québec compte tenu de tous les efforts qu'il a faits pour attirer Lévis», a-t-il insisté.

M. Blais a dit s'attendre «à ce que la population participe» à la grande consultation sur le transport annoncée par la Ville de Québec et «à ce que ce soit un dialogue constructif».

La ministre responsable de la Chaudière-Appalaches Dominique Vien a pour sa part dit comprendre la décision du maire de Lévis Gilles Lehouillier. «On sentait qu'il n'y avait pas d'adhésion de Lévis de ce côté-là [pour le SRB]. C'est un dossier qui est derrière nous», a-t-elle souligné.  Avec Annie Morin et Valérie Gaudreau




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