De «l'espoir» pour l'ancienne boucherie Bégin

L'immeuble de l'ancienne boucherie W.E. Bégin est abandonné... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

Agrandir

L'immeuble de l'ancienne boucherie W.E. Bégin est abandonné et placardé depuis 2012. Son propriétaire, l'homme d'affaires Luc Massicotte, a toujours bon espoir de le vendre.

Photothèque Le Soleil, Erick Labbé

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Le sort de l'ancienne Boucherie W.E. Bégin pourrait connaître un dénouement. Chose certaine, l'administration Labeaume fonde «beaucoup d'espoir» sur un projet actuellement sur la table pour l'immeuble de la rue Saint-Jean abandonné depuis 2012 et dont le piètre état indigne citoyens et commerçants de la rue Saint-Jean.

«Un nouveau projet a été déposé et on fonde beaucoup d'espoir sur ce projet. Un changement de zonage est en demande et on a demandé aux fonctionnaires d'accélérer les recommandations», a annoncé la conseillère Chantal Gilbert en point de presse avant le conseil municipal.

Tant Mme Gilbert que le maire Régis Labeaume n'en ont toutefois pas dit davantage quant à la nature du projet. Impossible pour l'instant de savoir si l'actuel propriétaire, Luc Massicotte, est le promoteur de cette idée.

Il pourrait aussi s'agir d'un projet impliquant la vente de l'édifice, une fois que le changement de zonage sera accepté. Il y a deux semaines, M. Massicotte avait indiqué au Soleil avoir «bon espoir» de vendre son immeuble à un acheteur «très sérieux».

«Très sensibles» aux citoyens

La semaine dernière, le Comité populaire Saint-Jean-Baptiste a présenté une pétition de 250 noms réclamant de la Ville l'expropriation du propriétaire de l'ancienne boucherie devant la perspective de vivre un été de plus avec les odeurs nauséabondes et la présence de vermine dans l'édifice à l'abandon.

«Depuis décembre, la Ville possède des pouvoirs en matière d'expropriation, alors on veut qu'elle s'en prévale», avait alors expliqué la porte-parole du comité, Marie-Ève Duchesne. Ces citoyens réclament la construction de logements sociaux.

Mardi, Chantal Gilbert, responsable des SDC s'est dite «très sensible» aux demandes des citoyens. Elle a aussi assuré que le changement de zonage actuellement à l'étude ne propose pas nécessairement un immeuble de plus gros gabarit. «Ça n'a rien à voir avec la hauteur, ce n'est pas un gros enjeu», a dit l'élue.

Le maire Régis Labeaume a aussi dit poursuivre une «démarche parallèle», soit celle d'avoir davantage de pouvoir pour exproprier un propriétaire délinquant, comme le demande le Comité populaire Saint-Jean-Baptiste. Mais un tel pouvoir viendra, a-t-il dit, dans le projet de loi 122, qui devrait être adopté dans la présente session parlementaire.

Présentement la Ville de Québec a un certain pouvoir d'expropriation, mais elle doit prouver que «l'immeuble est susceptible de porter atteinte à la santé», ce qui est plus compliqué sur le plan légal, a dit le maire en substance. Une disposition du projet de loi 122 permettra plutôt d'exproprier en se basant sur la détérioration de l'immeuble. «Aussitôt que la loi 122 sera votée, exproprier la boucherie Bégin va devenir beaucoup plus facile», a déclaré M. Labeaume.




publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer