Déficit de 5,2 millions $ par année pour l'amphithéâtre, selon Démocratie Québec

Le vice-président du comité exécutif, Jonatan Julien, affirme... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet)

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Le vice-président du comité exécutif, Jonatan Julien, affirme que les dépenses du Centre Vidéotron sont de 5,33 millions $ grâce principalement à des taux d'intérêt plus avantageux que ceux budgétés. Les revenus réels sont de 1,63 million $. La différence est donc de 3,7 millions $.

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(Québec) Démocratie Québec calcule qu'il en coûte 5,2 millions $ par année aux contribuables de Québec pour payer et entretenir le Centre Vidéotron, alors que le maire prédisait avant la construction un déficit annuel de 600 000 $. La facture réelle est plutôt de 3,7 millions $, réplique l'administration Labeaume, qui admet un dépassement.

L'opposition à l'hôtel de ville a fait une demande d'accès à l'information pour connaître «l'ensemble des dépenses que la Ville doit assumer annuellement pour l'amphithéâtre». Elle a aussi cumulé les rentrées d'argent générées par le nouvel équipement culturel et sportif.

Selon l'information reçue, les dépenses sont moindres que prévu. L'emprunt de la Ville de Québec coûterait 6,3 millions $ par année au lieu des 8,34 millions $ annoncés lors de la tournée de présentation de l'amphithéâtre en 2011. Il y a toutefois 215 000 $ d'entretien préventif ajoutés au budget pour un total de 6,5 millions $.

C'est dans la colonne des revenus que ça se gâche. D'abord, le loyer de 2,94 millions $ espéré par le maire ne s'est jamais concrétisé. En vertu du bail signé avec Québecor, l'administration municipale doit éponger la moitié du déficit annuel du gestionnaire jusqu'à concurrence du montant du loyer, qui est de 2,5 millions $ sans équipe de hockey. Un premier déficit a été enregistré en 2015 et d'autres sont prévus pour quelques années encore.

Les ventes de billets ont rapporté environ 1 million $ en 2016 - la Ville reçoit 10 % du prix d'un billet jusqu'à concurrence de 4 $, sauf pour les Remparts et les pee-wee - mais 2,8 millions $ étaient attendus. Seulement 365 000 $ de revenus de taxes se sont ajoutés, soit l'équivalent de la facture transmise à TVA et au Centre Vidéotron, alors que l'administration Labeaume comptait sur le développement immobilier dans le secteur pour ramener 2 millions $ dans ses coffres.

Au final, selon l'opposition, les revenus de 2016 s'établissaient donc à 1,36 million $, loin des 7,74 millions $ désirés.

«La réalité, c'est que les contribuables de Québec devront payer 5,2 millions $ par année, soit huit fois plus que ce que le maire avait laissé miroiter en 2011», a déploré la chef de l'opposition, Anne Guérette. Celle-ci dit même craindre des coûts supplémentaires au fil du temps en raison de l'inflation, des taux d'intérêt qui ne peuvent que remonter et des frais d'entretien.

«On se pose de sérieuses questions sur le deal que le maire avait annoncé. On se pose la question aussi : est-ce que le maire aurait menti à la population ou ne sait-il tout simplement pas compter?» a-t-elle martelé.

Mme Guérette n'a pas voulu dire si à 5,2 millions $ par année, elle trouvait que l'amphithéâtre était une bonne affaire pour la Ville de Québec. «Ce n'est pas une question de trouver ça cher ou pas cher. C'est une question que le maire de Québec, quand il s'avance pour avoir un projet de centaines de millions de dollars, il doit donner l'information juste à ses citoyens et non pas faire miroiter des mirages», a-t-elle insisté.

Celle-ci a fait un rapprochement avec le service rapide par bus (SRB) : «Il est en train de répéter le même pattern. Il va nous faire encore une tournée de promotion en nous vendant du rêve pis qui récolte les conséquences réelles en bout de ligne? Les payeurs de taxes de Québec.»

Taux plus avantageux

Vérification faite, le vice-président du comité exécutif, Jonatan Julien, affirme que les dépenses sont plutôt de 5,33 millions $ grâce principalement à des taux d'intérêt plus avantageux que ceux budgétés. Les ventes de billets ayant rapporté un peu plus qu'indiqué, les revenus réels sont, eux, plus élevés à 1,63 million $. La différence est donc de 3,7 millions $.

M. Julien admet que le déficit est plus important qu'anticipé. Il se montre toutefois «très confiant» qu'à «court ou moyen terme», il sera possible d'aller chercher des revenus de taxes supplémentaires de 2 millions $ par année autour du Centre Vidéotron. «Ça va être assez aisément atteint», croit-il.

L'absence de loyer, ou plutôt le remboursement obligé de celui-ci, agace un peu plus le conseiller municipal, mais il démontre de la patience. «On espère que ça va se régulariser», dit-il.

En bout de ligne, M. Julien estime que «ça reste une excellente affaire pour la Ville sur la perspective de l'actif qu'on détient et qui vaut 370 millions $».

En bout de ligne, M. Julien estime que «ça reste une excellente affaire pour la Ville sur la perspective de l'actif qu'on détient et qui vaut 370 millions $».




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