SPOT dans Montcalm: la guerre des pétitions

Le SPOT (Sympathique Place Ouverte à Tous) compte... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Le SPOT (Sympathique Place Ouverte à Tous) compte s'implanter cet été devant l'édifice Frédérick-Back, rue de Salaberry, mais rien n'est encore gagné à la suite de l'opposition d'une poignée de citoyens.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) En riposte à la pétition de résidents opposés à l'implantation du SPOT dans Montcalm, les étudiants de l'École d'architecture de l'Université Laval ont décidé d'aller chercher eux aussi une adhésion citoyenne à leur projet d'implantation d'une place publique éphémère et festive l'été prochain.

Les organisateurs estiment que l'endroit proposé, le stationnement du Centre Culture et Environnement Frédéric-Back, rue de Salaberry, près du Théâtre Périscope, s'inscrit en droite ligne dans les objectifs du concept SPOT (sympathique place ouverte à tous), à savoir la «revalorisation d'un site urbain délaissé». Les étudiants font valoir que les deux éditions précédentes, dans Saint-Roch et Saint-Sauveur, ont eu lieu «sans débordement [...] tout en respectant le voisinage».

En fin de journée, vendredi, la pétition avait permis de recueillir plus de 400 signatures sur le site d'Accès transports viables, dont les locaux sont situés dans le Centre Frédéric-Back.

Pas un bon choix

L'instigatrice de la pétition citoyenne, une résidente de l'avenue Cartier qui a demandé l'anonymat, a pour sa part communiqué par courriel avec Le Soleil pour faire valoir son point de vue. Qualifiant le projet SPOT de «belle initiative», elle considère que le stationnement du centre n'est «pas un bon choix». Elle qui dit habiter «un paisible quadrilatère» craint de perdre «la tranquillité qui y règne jour et nuit».

Une lettre, datée du 8 mars, appuyée par un autre résident de Cartier, a été adressée au maire Labeaume afin de le mettre au parfum de ce projet dont ils ont appris l'existence «avec stupéfaction» et «qui menace notre qualité de vie et ce, durant pratiquement tout l'été».

«De nombreuses plaintes de citoyens ont été formulées lors des éditions 2015 et 2016 du SPOT, explique la citoyenne. On peut comprendre : le bruit généré était parfois perceptible jusque sur Cartier et les activités s'étendent sur une longue période, soit de la mi-juin à la fin août. C'est sans compter les semaines des travaux de construction et de démantèlement du site. Donc, aussi bien dire que ça dure tout l'été.»

Les opposants au projet considèrent que déjà «leur patience sera suffisamment mise à l'épreuve» dans les deux prochaines années avec les travaux de réfection de rues et d'aqueducs dans le quartier.

Les citoyens mécontents qui ont apposé leur griffe sur la pétition sont au nombre de 80, mais la représentante soutient que ce chiffre pourrait gonfler jusqu'à «entre 200 et 300 personnes» lorsque tout le voisinage du Centre aura été sensibilisé.

La représentante du mouvement d'opposition déplore que les étudiants fassent la sourde oreille à la demande d'installer le SPOT ailleurs dans le quartier, par exemple au parc Lucien-Borne, dans le stationnement de l'école Perreault, sur le site de l'ancien garage Bérubé ou dans la cour intérieure du HLM Bourlamaque.

«Nous avons proposé plusieurs compromis depuis le début des pourparlers, mais ils étaient toujours refusés par les étudiants.»

Disant avoir «bénéficié d'une fuite» leur permettant de se mobiliser «avant que tout soit signé et ficelé», la porte-parole décoche aussi quelques flèches à l'endroit de la direction du Centre Frédéric-Back, son président Alexandre Turgeon en tête, qu'elle souhaite voir se rendre aux doléances des signataires, histoire «de marquer un nouveau départ dans ses relations avec ses voisins [...]»

«Nos nombreuses réserves [exprimées lors d'une réunion publique mardi soir], il a préféré ne pas les entendre parce que ça l'obligeait à admettre que son projet, parti tout croche, illustre son manque de considération légendaire pour ses voisins», ajoute-t-on.

«D'une tristesse...»

Joint en fin de journée, vendredi, Alexandre Turgeon avoue avoir du mal à comprendre les griefs à son endroit. Expliquant que son organisation perdra quelque 12 000 $ en frais de location de stationnement pour l'été, il persiste et signe dans sa volonté de voir le SPOT contribuer à l'«essor» du quartier

«Je trouve ça d'une tristesse... Je continue de penser que c'est seulement une poignée de citoyens et que la mobilisation n'est pas très forte.»

Les étudiants en architecture ont également dans leur viseur le secteur de l'Îlot des Palais. Une rencontre avec les citoyens a eu lieu mercredi soir. Devant la controverse, «sincèrement, je commence à avoir peur qu'ils s'installent à cet endroit», termine M. Turgeon.




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