L'acheteur de l'Espace 400e se désiste

Parcs Canada veut se débarrasser du pavillon d'Espace... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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Parcs Canada veut se débarrasser du pavillon d'Espace 400e, n'ayant pu lui trouver de vocation.

Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) La vente du pavillon de l'Espace 400e dans le Vieux-Port de Québec a avorté. L'acheteur approuvé s'est désisté au cours des derniers jours, obligeant le gouvernement fédéral à remettre le bâtiment sur le marché.

«En mars 2017, l'acheteur potentiel a confirmé auprès de Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) qu'il retirait son offre. SPAC lancera une nouvelle invitation à soumettre une expression d'intérêt pour l'achat du pavillon Espace 400e au cours du printemps», a indiqué au Soleil la porte-parole Sonia Tengelson.

En septembre, l'organisme fédéral a lancé un avis d'appel d'intérêt pour le bâtiment situé au 100, quai Saint-André. Deux acheteurs se sont manifestés et Parcs Canada, propriétaire des lieux, a approuvé l'une des deux offres. Or voilà que l'intéressé, dont l'identité devait être dévoilée après la signature des documents officiels, a retiré ses billes.

À l'automne, le Port de Québec et la Ville de Québec avaient assuré qu'ils ne déposeraient pas d'offre pour le bâtiment. La Fédération québécoise des municipalités (FQM), qui avait lancé l'idée d'en faire une «maison des régions», a aussi passé son tour.

Le prix demandé était de 5,48 millions $. L'immeuble vaut le double selon l'évaluation municipale de 2014, soit 10,6 millions $.

Construit par le gouvernement fédéral au coût de 9 millions $ pour le 400e anniversaire de Québec, l'Espace 400e a peu servi. Depuis les grandes festivités, il a accueilli quelques expositions estivales dont le succès a été mitigé. Ces dernières années, il n'attirait plus que des évènements privés et d'affaires. En raison de sa mise en vente, aucun engagement n'est programmé depuis le 1er janvier. Le groupe J-EM Évènements ne fait qu'entretenir les lieux.

Labeaume veut un centre des sciences

Régis Labeaume croit fermement à la pertinence d'un centre des sciences à Québec. Et il dit travailler présentement à un projet en ce sens. Mais ce ne sera pas à Espace 400e.

«Je travaille sur un dossier actuellement», a révélé le maire de Québec en point de presse avant le conseil municipal lundi. Un tel centre présenterait notamment des expositions consacrées à la vulgarisation scientifique.

«Vous savez, avant d'être maire j'ai travaillé fort pour un centre des sciences», a-t-il relaté de l'époque où il était à la Cité de l'optique.

Mais ce projet de doter l'organisme la Boîte à science d'un centre d'exploration scientifique et technologique n'a finalement jamais abouti.

Lundi, M. Labeaume n'en a toutefois pas dit davantage sur une éventuelle gestion d'un tel centre comme il s'en trouve dans les ports de Montréal et de Vancouver, par exemple.

«Moi, je pense que dans une ville, c'est nécessaire. Mais à un moment donné, on ne peut pas tous les faire», a ajouté

M. Labeaume qualifiant le projet «d'embryonnaire».

Chose certaine, un éventuel centre des sciences ne sera toutefois pas à l'Espace 400e, même si le bâtiment pourrait paraître intéressant pour une telle vocation, surtout dans le contexte où l'immeuble du Vieux-Port est de nouveau à vendre (voir autre texte).

Lettre ouverte en 2006

Ce n'est en effet pas d'hier que Régis Labeaume s'intéresse à un projet de centre des sciences. Le 26 septembre 2006, un peu plus d'un an avant de devenir maire de Québec, il signait dans Le Soleil une lettre ouverture intitulée «J'y crois, j'en veux un». Dans la missive signée à titre «d'ambassadeur de La boîte à science», M. Labeaume déplorait que la région de Québec soit la seule parmi les vingt plus importantes au Canada à ne pas posséder un centre des sciences. Il indiquait notamment qu'il existait alors 1500 de ces centres dans le monde, mais pas à Québec.

«Sommes-nous lents... ou inconséquents : 19 % des emplois de notre région sont liés aux sciences et technologies, des emplois qui collent parfaitement au profil désiré par notre ville», écrivait le futur maire. «La science est de l'ordre de la création et du spectaculaire. En ce sens elle peut générer chez les jeunes les mêmes effets que le sport et les arts, soit la curiosité et la passion. De tels effets nécessitent toutefois un minimum de promotion auprès de ceux-ci, et surtout la présence d'un lieu stimulant et accessible», estimait M. Labeaume dans sa lettre au Soleil.




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