300 citoyens dans les rues de Cap-Rouge contre Anacolor

Sous escorte policière, la marche de samedi s'est... (Le Soleil, Caroline Grégoire)

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Sous escorte policière, la marche de samedi s'est déroulée sans anicroche, sous un éclatant ciel bleu. De nombreuses pancartes indiquant «Fais de l'air» - faisant référence au désir de plusieurs citoyens que l'entreprise déménage - ont été distribuées aux marcheurs.

Le Soleil, Caroline Grégoire

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(Québec) Ils ont été 300 à marcher dans les rues de Cap-Rouge, samedi après-midi, afin de protester contre l'entreprise Anacolor. Presque unanimement, ils remettent en question les chiffres du ministère de l'Environnement, rendus publics vendredi, qui disculpent l'usine de toute violation des normes environnementales.

«Si on dit à un athlète qu'il subira un test de dopage la semaine prochaine, ça se pourrait qu'il fasse plus attention avant», lance Martin, père de deux jeunes filles qui fréquentent l'école Marguerite D'Youville, voisine de l'entreprise de peinture.

Lui et plusieurs autres personnes présentes à la marche de samedi doutent de la validité des résultats obtenus par le laboratoire mobile du ministère de l'Environnement, qui a effectué des prélèvements d'air autour de l'usine durant la semaine du 27 février afin d'y vérifier les taux de composés organiques volatils émis par l'entreprise.

«Je questionne l'échantillonnage», indique l'organisatrice de l'événement de samedi, Marie-Claude Rousseau. Selon elle, en étant prévenu des analyses à venir, Anacolor avait la possibilité de diminuer sa production au moment opportun.

Sauf qu'au-delà des chiffres, même valides, les quelque 300 marcheurs réunis samedi, parmi lesquels beaucoup de familles, en ont principalement contre les odeurs que propagent l'usine. «L'usine a beau dire qu'elle est conforme, mais les odeurs, elles, elles persistent!» s'indigne Mme Rousseau. «On pense que ça n'a plus sa place dans un quartier résidentiel. [...] La place d'une usine, c'est dans un parc industriel», ajoute-t-elle.

Pour Anne Guérette, chef de Démocratie Québec, la question des odeurs relève de la Ville de Québec. «Il faut que la Ville fasse sa part», a-t-elle dit au Soleil durant la marche. «On a des règlements, c'est pas pour rien!» Selon le président du conseil de quartier de Cap-Rouge, Roch Maltais, également rencontré lors de l'événement de samedi, même si «certains chiffres semblent rassurer, la Ville devra se positionner sur les odeurs».

L'article 5 du Règlement sur les nuisances de la Ville de Québec stipule que «la propagation d'odeur nauséabonde provenant d'une sortie de ventilation d'usage commercial ou industriel [...] constitue une nuisance».

Sous escorte policière, la marche de samedi s'est déroulée sans anicroche, sous un éclatant ciel bleu. Y étaient le président de la commission scolaire des Découvreurs, Alain Fortier, la directrice de l'école primaire Marguerite D'Youville, Donna Harquail, la députée péquiste de Taschereau, Agnès Maltais, le député caquiste de La Peltrie, Éric Caire, et le député fédéral de Louis-Hébert, Joël Lightbound. Aucun député libéral provincial n'était présent.

De nombreuses pancartes indiquant «Fais de l'air» - en référence au déménagement de l'entreprise, souhaité par plusieurs citoyens - ont été distribuées aux marcheurs. À la fin de la manifestation, Marie-Claude Rousseau a incité les protestataires à afficher les pancartes sur leur terrain et à déposer des plaintes à la Ville de Québec lorsque les odeurs étaient dérangeantes.

Contactée par Le Soleil, la Ville n'a pas souhaité commenter le dossier.




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