Nouvel obstacle pour le projet immobilier du Groupe Custeau

Le président du Conseil de quartier de Notre-Dame-des-Laurentides,... (Le Soleil, Patrice Laroche)

Agrandir

Le président du Conseil de quartier de Notre-Dame-des-Laurentides, Denis Béland, a mis la main sur une carte montrant que le projet de développement immobilier sur les terres des soeurs du Bon-Pasteur serait situé dans le bassin versant de la rivière Saint-Charles.

Le Soleil, Patrice Laroche

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Le développement immobilier sur les terres des soeurs de Bon-Pasteur ne passe pas. Le Conseil de quartier de Notre-Dame-des-Laurentides a rejeté mercredi le projet du Groupe Custeau qui, soutiennent ses membres, se retrouve dans le bassin versant de la rivière Saint-Charles.

Il s'agit d'un irritant, mais aussi d'un potentiel argument supplémentaire pour les résidents du secteur George-Muir opposés au projet résidentiel et commercial qui a succédé au controversé Nodélo, mort dans l'oeuf en 2013. 

En entrevue dans sa maison du Carré Aristote, jeudi, le président du conseil de quartier de Notre-Dame-des-Laurentides, Denis Béland, a en main une carte produite par l'Association pour la protection de l'environnement du lac Saint-Charles et des Marais du Nord (APEL). Petite bombe qu'il a révélée la veille lors de la séance du Conseil de quartier à laquelle assistaient une vingtaine de citoyens. «On y voit que les terrains sont dans le bassin versant de la rivière Saint-Charles», note-t-il.

Le promoteur sherbrookois Investissement Donerail a présenté l'automne dernier ce projet de 230 logements sur 130 lots résidentiels bordés par l'autoroute Laurentienne, la rue George-Muir et le boulevard Henri-Bourassa. 

Aux yeux des citoyens, la possibilité que la zone visée soit située dans le bassin versant de la rivière Saint-Charles est on ne peut plus paradoxale au moment où l'administration a fait de la protection des sources d'eau son cheval de bataille. La Communauté métropolitaine de Québec (CMQ), présidée par le maire Régis Labeaume, multiplie en effet les règlements et orientations pour restreindre le développement dans ces zones sensibles, comme elle l'a fait avec le récent règlement de contrôle touchant les municipalités de la Couronne Nord.

Pour les citoyens opposés, il est impératif de freiner ou à tout le moins reporter le projet le temps de valider le tout. «Il faut avoir le coeur net», a dit M. Béland. À la Ville de Québec, on assure analyser les cartes et que des réponses seront apportées sous peu.

Milieux humides

En entrevue, Denis Béland déplore aussi que le projet du Groupe Custeau détruise une tourbière et que le projet empiète sur des milieux humides. 

Mais le promoteur expliquait au Soleil en novembre qu'il compensera largement en préservant 1,2 million de pieds carrés. Cette superficie, qui représente 44 % des terrains, serait cédée à la Ville de Québec. L'aménagement prévoit aussi une bande de dix mètres avec les constructions existantes. Ce projet est bien loin de celui que le promoteur Sébastien Leboeuf prévoyait jusqu'en 2013 avec Nodélo, imposant écoquartier de plus de 1600 condos. Ce projet avait été rejeté en bloc, forçant l'ouverture des registres pour la tenue d'un référendum. Le scrutin n'aura finalement pas eu lieu puisque la Ville de Québec avait stoppé le changement de zonage après une étude défavorable concernant la préservation des milieux humides.

Une autre mouture, de 300 unités, cette fois-ci présentée par la Ville de Québec avait aussi été rejetée par les citoyens.

Près de quatre ans plus tard, M. Béland reconnaît les améliorations entre les versions précédentes et celle de Custeau. «Oui, le projet est plus présentable. Le promoteur est un bon vendeur» laisse-t-il tomber. L'entreprise a rencontré des citoyens, a bien présenté son concept, poursuit-il. 

Mais la menace potentielle à l'environnement, les désagréments de circulation et de bruit sont trop nombreux pour rendre le projet acceptable. Mais le temps file. «C'est un dernier acte», illustre Denis Béland selon qui le seul recours restera éventuellement un autre processus référendaire. Avant qu'il ne soit aboli par le projet de loi 122. Mais la mobilisation sera-t-elle suffisante? Difficile à dire, admet le président du conseil de quartier Notre-Dame-des-Laurentides. «On devient fatigués», glisse-t-il après des années à se préoccuper du sort du vaste bois à un jet de pierre de chez lui. «Mais au moins, on aura tenté d'aller au fond des choses. On aura épuisé l'ensemble de l'argumentaire.»

Des réponses mardi

Le conseiller municipal du secteur où est situé le projet immobilier du Groupe Custeau assure qu'il aura toutes les réponses aux citoyens lors d'une consultation publique mardi à 19h. «Nous allons vérifier tous les éléments qui ont été apportés au Conseil de quartier de mercredi», a indiqué au Soleil l'élu du district électoral des Monts, Patrick Voyer. La carte révélée par le président du conseil de quartier, Denis Béland, est présentement en analyse, a-t-il ajouté. «Tout ce que les gens ont dit, on va le vérifier.» Le conseiller ne cache pas son adhésion au projet de développement commercial et résidentiel de 230 unités de logement. «Il correspond à ce qu'on veut comme ville et aux demandes des citoyens. On a travaillé avec les citoyens pour avoir ce résultat, nous sommes très contents», a-t-il conclu.  




publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer