Agrandissement du Port: huit profs et un groupe réclament des éclaircissements sur l'appui du recteur

Denis Brière... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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Denis Brière

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(Québec) L'appui du recteur de l'Université Laval au projet d'agrandissement du port de Québec fait des vagues. Huit professeurs joignent leurs voix à un groupe environnemental pour réclamer des éclaircissements sur les liens entre les deux institutions et l'influence de Marie-France Poulin, présidente des deux conseils d'administration.

La semaine dernière, une vingtaine de têtes d'affiche du milieu économique ont signé une lettre pour appuyer publiquement les volontés d'expansion de l'Administration portuaire de Québec (APQ) dans le secteur Beauport. Denis Brière, recteur de l'Université Laval, était du nombre.

Dès le lendemain, le Groupe d'initiatives et de recherches appliquées au milieu (GIRAM), qui s'est fait connaître pour son opposition au terminal méthanier Rabaska, réclamait la démission du dirigeant. «Autant dans les faits qu'en apparences, une université ne doit se mettre au service de quelque gouvernement, de quelque pouvoir économique ou réseau d'influences, de quelque façon que ce soit», a dénoncé Pierre-Paul Sénéchal, président du GIRAM, dans une lettre adressée au conseil d'administration de l'Université Laval et envoyée au Soleil.

«De plus, le GIRAM s'interroge à bon droit au sujet des liens de proximité pouvant exister entre la présidente du conseil d'administration de l'Université Laval, madame Marie-France Poulin, laquelle assume en même temps la présidence du conseil d'administration du Port de Québec. Compte tenu du contexte, il s'agit d'une question qui mérite un examen sérieux de la part du ministre de l'Enseignement supérieur du gouvernement du Québec», poursuivait-il.

Huit professeurs de l'Université Laval ont repris la balle au bond et réclament aussi l'intervention de la ministre Hélène David. «La signature du recteur devrait, sinon étonner, mener à interroger les raisons d'une action politique aussi visible, et à exiger de monsieur Brière qu'il exprime clairement le «pourquoi» de cet appui public à Beauport 2020», écrivent-ils dans une lettre transmise au Soleil.

Message «inquiétant»

Ils qualifient le message envoyé par le recteur d'«inquiétant» pour les membres de la communauté universitaire qui habitent les quartiers subissant les effets des activités portuaires et craignent des effets sur la recherche universitaire. «[La position de M. Brière] pourrait intimider les chercheurs qui s'intéressent de près ou de loin à l'agrandissement du port de Québec ou à toute autre controverse publique», expliquent les signataires.

Ceux-ci proviennent de trois facultés et, vérification faite, seulement deux habitent Limoilou.

L'Université Laval a fait savoir que ni le recteur ni la présidente du conseil d'administration ne souhaitaient commenter.




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