Démolition d'immeubles: Lévis serre la vis

Le sort de la maison centenaire Rodolphe-Audette sera... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Le sort de la maison centenaire Rodolphe-Audette sera connu en février, et la décision se basera sur l'ancien règlement, plus permissif pour les propriétaires souhaitant démolir un bâtiment patrimonial.

Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) La Ville de Lévis adopte un nouveau règlement sur la démolition d'immeubles qui serre la vis aux propriétaires qui négligent leur bâtiment patrimonial. Ce sera «l'un des plus exigeants au Québec», assure le maire Gilles Lehouillier.

«Bonne chance à celui qui va acheter un bâtiment patrimonial dans le dessein inavoué ou avoué de le démolir. Je vais vous dire une affaire, ça sera pas reposant pour lui», a prévenu M. Lehouillier.

Présenté au conseil municipal lundi, le règlement fait passer les frais pour les demandes de démolition de 500 $ à 2000 $. Les propriétaires qui veulent démolir devront également présenter une longue liste de preuves et de rapports certifiant que c'est la seule solution envisageable, et devront présenter à l'avance un projet de remplacement qui sera compatible avec l'architecture et la composition du quartier. 

Dans les secteurs de concentration d'architecture ancienne, qui sont situés surtout autour des églises des ex-villes qui composent maintenant Lévis, ce sont tous les bâtiments construits avant 1965 qui seront soumis au nouveau règlement sur les démolitions, alors qu'auparavant, l'année de référence était 1945. 

La Ville de Lévis a accepté deux demandes de démolition de maisons depuis 2010 : une sur la rue Duplessis, dans Lauzon, et l'autre sur la rue Concerto, à Charny. 

La Ville de Lévis attend l'adoption du projet de loi 122, sur les gouvernements de proximité, pour aller encore plus loin dans ses actions. Cette loi lui permettrait d'obtenir de nouveaux pouvoirs, soit d'inscrire des avis de détérioration sur des maisons, d'exproprier des propriétaires récalcitrants et de hausser les amendes jusqu'à 250 000 $ pour ceux qui démoliraient sans permis. «On a dans le collimateur certains bâtiments pour lesquels on n'hésitera pas à exproprier», a indiqué M. Lehouillier.

Maison Rodolphe-Audette

Ce nouveau règlement ne changera toutefois rien au sort de la maison centenaire Rodolphe-Audette, du Vieux-Lévis. Une décision du comité de démolition concernant ce cas précis est attendue en février et, comme la demande a été faite en décembre, elle sera jugée selon les règles de l'ancien règlement, a expliqué le maire. 

Des citoyens se sont mobilisés depuis deux ans pour sauver cette maison patrimoniale laissée à l'abandon. M. Lehouillier soutient que ce n'est pas ce cas précis qui a poussé le conseil municipal à adopter un règlement plus sévère. Toutefois, si un tel règlement avait été en vigueur il y a 20 ans, la problématique ne se poserait pas aujourd'hui, plaide-t-il.

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