«Des mois, une couple d'années» pour se remettre de l'attentat à la Grande mosquée

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Un policier de la Sûreté du Quebec se tient prêt des lieux de la tragédie de la Grande mosquée de Québec.

La Presse, Olivier Jean

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(Québec) Le maire Régis Labeaume pense qu'il faudra «des mois», même «une couple d'années» à Québec pour se remettre de l'attentat à la mosquée de Sainte-Foy.

M. Labeaume aura cette semaine des rencontres avec des représentants de l'industrie touristique et du secteur économique pour cerner les effets de la tuerie sur le désir des touristes, des entrepreneurs et des travailleurs de venir à Québec.

Son administration veut établir un «plan de rétablissement» en fonction des atteintes au sentiment de sécurité et à l'image de la capitale. «Rétablir, ça veut dire faire un diagnostic et se demander quels sont les gestes qu'on doit poser pour un rétablissement collectif et émotif», a spécifié le maire, qui dit avoir constaté en fin de semaine «un espèce de traumatisme dans la population». 

«Là, c'est terminé (l'événement comme tel), mais ça fait juste commencer. On en a pour des mois pis une couple d'années» à se remettre des «conséquences», a-t-il prévenu.

Des amis politiciens - la mairesse de Lac-Mégantic, Colette Roy-Laroche, et le bourgmestre de Bruxelles, Yvan Mayeur - l'ont plus spécifiquement prévenu du contrecoup qui s'annonce. «On va frapper un petit mur dans trois semaines», a-t-il compris de leur expérience après le déraillement de trains à Lac-Mégantic et les attentats terroristes à Bruxelles. 

M. Labeaume se demande si les beaux discours entendus depuis le drame seront alors les mêmes. «Tout le monde est plein de bonnes intentions. Tout le monde veut qu'on s'aime les uns et les autres. Mais est-ce que dans trois semaines, un mois les mêmes discours vont recommencer?» a-t-il demandé, référant à nouveau aux «intérêts économiques» des radios privées et autres médias donnant dans l'opinion. «Il va falloir qu'on teste notre capacité à changer.»

Le maire n'entend toutefois pas faire des appels ciblés auprès d'entreprises spécifiques car il dit vouloir éviter de «stigmatiser».

Présent à la même conférence de presse, le ministre responsable de la Capitale-Nationale est quant à lui revenu sur l'importance d'offrir des emplois aux membres de la communauté musulmane. «Il va falloir que des mentalités évoluent et il va falloir que ça évolue assez rapidement. Parce qu'il me semble qu'à compétence égale, on devrait avoir des opportunités qui sont égales. Ce n'est pas le cas», a fait valoir François Blais, qui est aussi ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale.

L'ancien professeur d'université a raconté que dans son ancienne vie, il éprouvait plus de difficulté à placer des stagiaires originaires de l'étranger que des «natifs». «C'est curieux, quand il s'agissait d'un nom un peu étranger, on avait de la difficulté à trouver un stage», s'est-il rappelé.

Selon M. Blais, les mentalités s'ouvrent toutefois dans les milieux de l'éducation, des ordres professionnels et des affaires. Il demeure confiant que la rareté de la main-d'oeuvre, à Québec et au Québec, ainsi que le massacre de la Grande mosquée contribueront à accélérer le processus d'intégration en emploi des immigrants.




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