Bruxelles partage la douleur de Québec

Un homme pleure après avoir déposé des fleurs... (AP, Geert Vanden Wijngaert)

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Un homme pleure après avoir déposé des fleurs sur la Place de la bourse, à Bruxelles, à la suite du double attentat de mars 2016.

AP, Geert Vanden Wijngaert

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(Québec) L'équivalent du maire de Bruxelles, le bourgmestre Yvan Mayeur, se désole qu'«aucune société n'est à l'abri de déséquilibrés». Pas même la ville de Québec, qu'il tient en haute estime et qu'il considérait lui aussi comme un havre de paix.

Le maire Labeaume a raconté lundi avoir discuté avec son ami Yvan Mayeur, qui assume des fonctions similaires aux siennes, ainsi qu'avec la mairesse de Paris, Anne Hidalgo, des façons de rebâtir l'image d'une ville attaquée en plein coeur et propulsée à son grand dam dans l'actualité internationale. 

«Nous partageons malheureusement une même douleur pour la population qui a été victime d'actes terroristes», a témoigné lundi le bourgmestre de Bruxelles, qui a dû faire face à un attentat au musée juif de Belgique en 2014 et à trois attentats suicides à l'aéroport et dans le métro au mois de mars dernier. 

Selon lui, le maire Régis Labeaume a bien réagi devant les tragiques évènements de dimanche au Centre culturel islamique de Québec. «J'ai vu les messages qu'il a adressés à la population. De s'unir, d'être solidaire, je pense que ce sont ces messages-là que le maire doit donner à ses concitoyens. Je trouve qu'il a le ton qu'il faut», a élaboré M. Mayeur en entrevue téléphonique au Soleil.

Exprimer les émotions

Ce dernier croit aussi qu'il faut permettre aux citoyens d'exprimer leurs émotions. «Et puis il faut affirmer avec tous qu'on n'a pas peur. Car la peur est mauvaise conseillère. On peut être tristes, révoltés, en compassion avec les victimes et leur entourage. Mais il faut vaincre la peur. Il faut bien montrer à ces gens qui veulent nous terroriser qu'on résiste. Cette dimension-là, je l'ai très fortement ressentie ici à Bruxelles», a-t-il manifesté. 

Le bourgmestre affirme qu'il est ensuite de la responsabilité des pouvoirs publics d'assurer la sécurité des foules. «On n'organise plus les événements ni les manifestations comme avant», témoigne-t-il, constatant que les citoyens s'en accommodent et reprennent confiance au fil du temps.

M. Mayeur n'hésite d'ailleurs pas à demander à la population de contribuer au maintien de la sécurité collective. Il croit que Québec devra faire de même. «La vigilance doit être le fait de chacun d'entre nous désormais» pour détecter les anomalies potentiellement dangereuses et «apaiser la ville», plaide-t-il. 

Mais loin de lui l'idée de proposer une «recette» pour passer au travers de l'épreuve : «Chaque ville a ses spécificités et il faut respecter tout cela.» 

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