Labeaume refuse de relier le SRB et la peinture du pont

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(Québec) Pas question pour Régis Labeaume de lier le dossier du SRB à celui de la peinture du pont de Québec. «Ce sont deux projets différents», a tranché sans ambages le maire de Québec en allusion à cette perspective évoquée la semaine dernière par le ministre fédéral Jean-Yves Duclos.

Cette phrase, M. Labeaume l'a martelée en mêlée de presse avant le premier conseil municipal de l'année 2017, lundi.

Il était questionné sur les propos du ministre Duclos qui, la semaine dernière, a laissé entendre que l'avenir du projet de Service rapide par bus (SRB) entre Québec et Lévis, évalué à plus d'un milliard de dollars, et celui de la peinture du pont du Québec allaient de pair. La région, a-t-il indiqué, devra faire des choix en matière d'infrastructures de transport cette année.

Le ministre du gouvernement Trudeau avait assuré que les 75 millions $ promis par le précédent gouvernement conservateur puis les libéraux de Justin Trudeau pour la peinture du pont de Québec sont «toujours là». Mais comme le coût des travaux de l'infrastructure propriété du CN est estimé à 400 millions $, il reste «un certain pas à franchir».

Est-ce donc dire que pour Ottawa, SRB et peinture ne sont pas «deux projets différents»? «Notre ministre fédéral, on veut avoir du succès avec lui», a répondu M. Labeaume après un moment de silence. «C'est un gars qui est très occupé. Tomber dans un univers politique, ce n'est pas évident. Jean-Yves Duclos, on s'est vu avant les Fêtes, on s'est vu après. On veut que ça marche et je suis certain qu'il comprend que c'est deux projets différents», a martelé le maire. «Alors on va s'organiser pour que tout le monde comprenne la même affaire», a-t-il conclu en invitant à questionner M. Duclos pour plus de détails sur la position fédérale.

«Réexpliquer le SRB»

Cette question sur le SRB marque un début d'année municipale - et électorale - résolument sous le signe des transports dans la région. Lors du même point de presse, Régis Labeaume a aussi répété que son administration entend «réexpliquer» ce projet de SRB qui compte son lot de détracteurs.

«On l'a annoncé il y a plus de deux ans. Pendant les Fêtes, des gens m'ont dit : "Vous devez le réexpliquer parce qu'on s'en rappelle presque plus"», a certifié le maire. «On va se mettre à l'ouvrage et réexpliquer à tout le monde», a-t-il dit en insistant sur le fait que des sommes pour les infrastructures sont sur la table et qu'il s'agit «d'une occasion à ne pas manquer».

Sans s'avancer sur la forme que prendra cette offensive d'information aux citoyens, le maire a indiqué qu'il mènera cet exercice avec le président du Réseau de transport de la Capitale (RTC), Rémy Normand, un homme qu'il a qualifié de «très bon pédagogue, très crédible». 

Le SRB est prévu sur une longueur de 38 km d'ici 2025, mais une première moitié du trajet pourrait être terminée d'ici 2022.

Troisième lien si nécessaire

Toujours au rayon des dossiers de transport qui promettent de colorer 2017, Régis Labeaume a lié lundi le dossier de réaménagement de l'entrée des ponts de Québec et Pierre-Laporte à celui du troisième lien routier entre Québec et Lévis. S'il dit demeurer pour un troisième lien dans le secteur des deux ponts actuels, le maire a évoqué lundi qu'une telle construction ne sera peut-être pas nécessaire si un véritable réaménagement autoroutier est fait sur plusieurs kilomètres avant la tête des ponts.

«Il y a six ans, j'annonçais le réaménagement de la tête des ponts avec Sam Hamad. Mais ça n'a pas été fait, a déploré le maire de Québec. Je vous rappelle qu'il n'y a pas de bouchons sur les ponts. Quand il y a des bouchons, c'est parce qu'il y a un bouchon en aval», a-t-il poursuivi.

«Je suis d'accord éventuellement pour un troisième lien, mais qu'on nous fasse la preuve avant de dépenser des milliards qu'il n'y a pas de possibilité de réaménager les routes qui amènent aux ponts.»

Labeaume promet de «protéger les gens de Limoilou»

Le maire de Québec est «irresponsable» en appuyant le Port de Québec alors que les consultations publiques de l'Agence canadienne d'évaluation environnementale sont en cours, estime l'opposition. Régis Labeaume réplique en assurant qu'il «va protéger les gens de Limoilou» avant de soutenir le Port.

«Si cet agrandissement a des conséquences négatives, nous serons avec la population avant les intérêts du Port», a dit le maire de Québec en point de presse lundi avant de le répéter au conseil municipal. «La priorité est là. On va défendre les gens de Limoilou avant l'agrandissement du Port. Mais moi, je suis là pour trouver des solutions», a-t-il ajouté.

Un peu plus tôt, la chef de Démocratie Québec, Anne Guérette, a accusé M. Labeaume d'appuyer «sans réserve» un projet sur lequel les citoyens ont jusqu'au 10 février pour se prononcer. 

Mme Guérette est revenue sur les propos du maire de Québec qui, mardi dernier lors d'une allocution au Port de Québec, a appelé à ne pas «diaboliser» les activités portuaires à l'aube des consultations. «Ce n'est pas vrai que c'est diaboliser un dossier que d'attendre d'avoir l'heure juste avant de prendre une décision. Ce qu'on considère irresponsable est que le maire appuie le projet d'agrandissement sans réserve», a-t-elle ajouté à propos du plan Beauport 2020. Évalué à 190 millions $, il vise le prolongement de la ligne de quais sur 610 mètres, créant 17,9 hectares de nouveaux terrains pour des activités portuaires.

Lors de son premier point de presse de 2017, Mme Guérette a aussi plus globalement critiqué ce qu'elle a qualifié de «résultat zéro» des divers comités mis en place par l'administration Labeaume pour la qualité de l'air dans le secteur du Port de Québec, de l'incinérateur et de l'usine de recyclage AIM. Dans le secteur Cap-Rouge, l'élue de l'opposition estime que la Ville ne fait pas assez pour les émissions nuisibles de l'usine de peinture Anacolor. Or, ce dossier relève du ministère de l'Environnement, a répliqué le conseiller responsable de l'environnement, Steeve Verret.

«On fait notre travail et on met la pression nécessaire», a pour sa part assuré le maire Labeaume.

345 500 $ pour un terrain appelé à devenir une piste cyclable

La Ville de Québec achète pour 345 500 $, un terrain de 3088 mètres carrés pour le transformer une piste cyclable qui reliera les rues Cyrille-Duquet et Semple dans l'arrondissement des Rivières. La transaction avec l'actuel propriétaire, Place Saint-Sacrement, a été entérinée par les élus du comité exécutif vendredi. L'administration Labeaume a annoncé en décembre 2015 que pour déployer sa Vision des déplacements à vélo, elle investirait au moins 9 millions $ en trois ans afin d'ajouter environ 100 km à son réseau cyclable. À terme, le réseau devrait compter plus de 400 km.

Labeaume veut valoriser les ruelles des quartiers centraux

Valoriser les ruelles des quartiers centraux de Québec sera dans la mire de l'administration Labeaume en 2017. «J'ai des grandes ambitions pour les ruelles», a dit le maire de Québec au premier conseil municipal de l'année lundi soir. «Il y a une nouvelle façon de les valoriser», a-t-il ajouté, disant vouloir s'inspirer du courant des ruelles vertes. «Je veux qu'on aille loin, qu'on soit très créatifs et à la fine pointe de ce qui se fait ailleurs dans le monde», a promis Régis Labeaume, qui travaillera sur le dossier avec la conseillère du district de Limoilou, Suzanne Verreault.




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