Des citoyens de Maizerets «excédés» par l'usine AIM

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Dans un rapport de consultation entériné par le Conseil de quartier, les voisins de l'usine AIM disent être victimes «de stress, d'inconfort, de perte de la qualité de vie».

tirée du rapport du Conseil de quartier Maizerets

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(Québec) Des citoyens du quartier Maizerets n'en peuvent plus de «la poussière et du bruit» causés par l'usine de recyclage de métal AIM qui, disent-ils, pollue et a un impact négatif sur leur qualité de vie. «Excédé», le conseil de quartier Maizerets demande une intervention rapide de l'administration Labeaume. Or, des actions ont déjà été prises et le seront encore, répliquent deux élues du quartier Limoilou.

«Depuis 2010 qu'on travaille pour ce secteur. Et on va continuer pour améliorer la situation», a soutenu en entrevue au Soleil la présidente de l'arrondissement La Cité-Limoilou, Suzanne Verreault, accompagnée de sa collègue du district Maizerets-Lairet, Geneviève Hamelin.

Les deux élues n'ont pas caché une certaine «surprise» lundi en prenant connaissance d'un communiqué au ton plutôt cinglant du conseil de quartier de Maizerets auquel était joint le rapport d'une consultation citoyenne.

Sur «150 à 175» foyers visités par des responsables du conseil de quartier, 89 ont dit vivre des inconvénients liés aux activités de l'American & Iron Metal du boulevard Montmorency. Du nombre, 21 personnes se sont présentées à la consultation du 29 novembre.

Dans leurs commentaires consignés dans le rapport, on peut lire qu'ils se disent victimes «de stress, d'inconfort, de perte de la qualité de vie». Certains craignent aussi pour la baisse de la valeur de leur propriété.

Des citoyens ont aussi fait état de «pluie de métal, de bruit constant, de nuages de poussière» émanant du ferrailleur installé en 2003.

«Cette situation persiste depuis 13 ans et elle est reconnue par la Ville. Nous ne pouvons que constater que les normes imposées par la municipalité ne sont pas assez élevées et que les moyens de contrôle sont nettement insuffisants. Le conseil de quartier demande à la Ville de prendre rapidement des actions efficaces car les solutions mises en place jusqu'à présent ne nous conviennent pas», a déclaré Marcel Paré, représentant du conseil de quartier Maizerets. 

Signalement et verdissement

Or, tant Suzanne Verreault que Geneviève Hamelin réfutent cette vision des choses et assurent prendre la situation au sérieux. «Je comprends la frustration de ces citoyens. Je ne veux pas nier leur préoccupation, mais je déplore qu'on ne reconnaisse pas l'apport de la Ville», a dit Mme Verreault.

Les deux conseillères se défendent en mentionnant, en vrac, qu'en 2015, trois citoyens ont été désignés pour appeler un inspecteur de la Ville sur son cellulaire dès qu'un bruit dérangeant se faisait entendre. «Au total, 54 inspections ont été effectuées, soit 30 en réponse aux citoyens et 24 de façon préventive», a expliqué Mme Hamelin.

Les conseillères d'Équipe Labeaume indiquent aussi que plus tard cette année seront plantés 250 arbres le long des installations d'AIM afin de réduire le bruit et les poussières. 

Parmi les solutions, le conseil de quartier Maizerets estime que l'usine AIM devrait fonctionner sous couvert. «Un mur antipoussière et antibruit pourraient également être érigés sur le terrain de l'usine», a ajouté M. Paré.

Sur ce point, Mmes Verreault et Hamelin répliquent que la solution de mener davantage d'activités à l'intérieur de l'usine a été envisagée dès 2011, à l'occasion d'un projet d'agrandissement d'AIM. 

«Mais le conseil de quartier ne s'était pas prononcé malgré un long délai», a déploré Geneviève Hamelin.

Dans le rapport du conseil de quartier, on peut lire que «le projet tel que présenté par AIM amplifierait considérablement la problématique du bruit généré».

L'entreprise a finalement décidé de ne pas aller de l'avant avec l'agrandissement de ses installations. 

Le conseil de quartier souhaite aussi que des mesures de la qualité de l'air soient prises «plusieurs fois par jour en période de pointe».

«Depuis l'épisode de la poussière rouge dans le secteur, on fait balayer les rues et analyser les poussières. Les résultats ne montrent rien de significatif», a dit Suzanne Verreault à propos de poussière de nickel causée par l'entreprise Arrimage Québec en 2013.

Elle souligne aussi un investissement total de 24 millions $ ces dernières années pour améliorer les accès, réduire le camionnage et verdir ce secteur industriel.

En entrevue au Soleil, Marcel Paré dit espérer plus de résultats de ces mesures. «Je pense qu'il faut reconnaître que la Ville a fait des efforts, a-t-il nuancé. Mais ils n'ont pas donné les résultats que veulent les citoyens.»

Comité tripartite

Maintenant que le conseil de quartier a entériné son rapport de consultation, un comité tripartite composé de citoyens, de AIM et de la Ville devrait commencer ses activités. Une première rencontre devait initialement avoir lieu en septembre, mais le conseil préférait consulter les citoyens. 

«La Ville a proposé la mise sur pied d'un comité tripartite et nous, le conseil de quartier, on veut en faire partie», a conclu M. Paré.

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