«Donner un coup de barre» au Marché de Lévis

Le Marché de Lévis comptait une dizaine de... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

Agrandir

Le Marché de Lévis comptait une dizaine de marchands installés à l'année. Aujourd'hui, ils ne sont plus que cinq: une fromagerie, une chocolaterie, une boulangerie, une boucherie et une boutique d'huiles et d'épices.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Ouvert depuis deux ans dans le quartier Miscéo, le Marché de Lévis peine à retenir ses marchands. Près de la moitié sont partis au cours des derniers mois, mais ceux qui restent gardent espoir en l'avenir.

«On travaille pour qu'en 2017, on puisse donner un coup de barre et vraiment inscrire le Marché dans les habitudes des gens», explique Bernard Royer, directeur général du Marché de Lévis.

Selon lui, il faut toujours compter une période de trois à cinq ans pour qu'un nouveau commerce soit réellement implanté et devienne rentable. La même logique s'applique au Marché de Lévis, qui comptait une dizaine de marchands installés à l'année. Aujourd'hui, ils ne sont plus que cinq: une fromagerie, une chocolaterie, une boulangerie, une boucherie et une boutique d'huiles et d'épices. 

«Ce n'est pas souhaitable, mais on n'est pas vraiment surpris qu'il y ait eu des départs. Il y a certaines entreprises plus petites qui n'ont pas pu suivre», soupire M. Royer. 

Le marchand de 35 ans d'expérience reste quand même très positif pour la suite des choses. Avec la collaboration du locateur Groupe AMT, des travaux ont été entrepris dans les locaux de 800 mètres carrés de la rue J.-B.-Michaud, à deux pas du Centre de congrès et d'expositions de Lévis, pour rapprocher les cinq marchands qui restent et dégager de l'espace pour de plus gros joueurs qui seront sollicités l'an prochain. 

M. Royer aimerait par exemple qu'un détaillant de fruits et de légumes biologiques puisse venir occuper l'espace intérieur. Les visiteurs aimeraient aussi voir une poissonnerie s'installer. «La base est solide, elle est là. Il nous faut maintenant compléter l'offre», souligne M. Royer. 

Il n'y a pas eu de «spécial Noël» au Marché de Lévis cette année en raison des travaux de réaménagement. Ce sont plutôt les commerçants qui sont sortis de leurs boutiques et qui sont allés à la rencontre des consommateurs au Marché de Noël du Vieux-Lévis, qui s'est tenu du 9 au 11 décembre dernier sur l'avenue Bégin. «On a eu une belle collaboration avec le Marché de Noël. Il faudra voir si on peut consolider ça dans les années à venir», commente M. Royer. 

Accueillir les petits producteurs

L'été prochain, M. Royer aimerait également réunir davantage de petits producteurs de produits frais. Il songe à offrir des tables pour un jour ou deux, les fins de semaine, au lieu d'exiger que les marchands assurent une présence quatre ou sept jours par semaine. «On pourrait ajouter des chapiteaux, trouver une façon de faire grandir notre offre», explique-t-il. 

La Ville de Lévis a une entente avec la coopérative de solidarité qui gère le Marché de Lévis. Elle a versé une première subvention de 52 500$ en 2014, puis elle s'est engagée à verser 90 000$ par année au marché de 2015 à 2017.

L'aide financière pourrait se poursuivre jusqu'en 2020, indique Nicole Rodrigue, conseillère en communication pour la Ville de Lévis. En retour, la Ville demande au Marché de Lévis de «constituer un projet attractif et distinctif à l'année», «d'établir une préférence locale pour les producteurs et les transformateurs» et «d'offrir une programmation et une animation de qualité».

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer