Trop de restos à Québec, selon le chef Daniel Vézina

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Le chef propriétaire du restaurant Laurie Raphaël et animateur de l'émission L'effet Vézina sur Zeste Télé, Daniel Vézina, n'en démord pas : il y a trop de restaurants à Québec et l'administration Labeaume contribue à la situation.

«Si on veut une gastronomie à Québec, il faudrait peut-être qu'il y ait un peu moins de restaurants. Les gens le disent qu'il y a trop de restaurants à Québec et, pendant ce temps, l'administration Labeaume continue de distribuer des permis pour des restaurants», a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse dénonçant le déménagement du Marché du Vieux-Port vers ExpoCité.

«Depuis une dizaine d'années, il y a eu un boum. Quand un restaurant ferme, il y en a un autre qui ouvre», a-t-il expliqué. 

Le chef a dit ressentir dans ses établissements l'effet du nombre élevé de permis de restaurants délivrés par la Ville. «À Québec, et à Mont­réal aussi, c'est le même problème, tout le monde peut ouvrir un restaurant, devenir un chef. Il faudrait que ça change. Il faudrait peut-être une accréditation pour être chef, pour être propriétaire de restaurant», a-t-il enchaîné lorsque questionné par les médias sur ses propos.

Se défendant bien de vouloir empêcher la concurrence, M. Vézina a précisé que c'était plutôt les cas de restaurants qui disparaissaient du paysage après quelques mois d'opération qui le dérangeaient. «Je n'ai rien contre la bonne restauration. C'est contre les autres que j'en ai. Il ne faudrait pas donner un permis à quelqu'un qui va fermer après six mois, quand l'effet de nouveauté sera terminé.»

Il a également fait remarquer que la restauration est un domaine où il est nécessaire d'avoir les reins solides pour durer. «Il y a des gens qui embarquent là-dedans sans trop y penser et qui ne comprennent pas ce qu'est la restauration. Dans la plupart des restaurants, la marge de profit n'est que de 4 %.»

Finalement, Daniel Vézina fait remarquer que la Ville de Québec est aussi un cas particulier puisqu'elle est «une ville touristique où il y a de l'achalandage en fou pendant quatre mois», mais où les affaires n'atteignent jamais le même niveau durant les autres mois de l'année.




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