Travailleurs français: Labeaume en rajoute contre Ottawa

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Le maire Régis Labeaume

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(Québec) Le gouvernement fédéral empêche l'arrivée massive de Français pour soulager la pénurie de main-d'oeuvre dans la région de Québec, affirme le maire Régis Labeaume, qui entend «attaquer Ottawa» sur cette question dès le début de 2017.

M. Labeaume a indiqué vendredi qu'il doit rencontrer avant Noël la ministre de l'Immigration du Québec, Kathleen Weil, pour «se donner une façon d'attaquer Ottawa, de pousser sur Ottawa». «Ma grosse tâche au début de l'année, c'est de convaincre le fédéral de faire ce qu'il faut» pour favoriser l'immigration de Français dans la capitale québécoise, a-t-il insisté.

Depuis le printemps, le maire de Québec demande au gouvernement du Canada de «relaxer les règles» d'immigration. Il en a parlé spécifiquement avec le député de Québec et ministre de la Famille, Jean-Yves Duclos, et le ministre des Finances, Bill Morneau. 

«Ils ont juste à se déguédiner et à faire plus vite. La solution ne passe pas par les régions. On n'ira pas vider les régions. Pis Montréal, c'est pas une solution. La solution, elle est là [en France] et il y a plein de gens qui veulent venir, des gens scolarisés et d'autres moins scolarisés», a plaidé vendredi M. Labeaume. 

Régis Labeaume est partisan d'une immigration francophone, plus facile et garante de succès, selon lui. «Le problème, c'est qu'eux autres [le fédéral] sont toujours mur à mur. Faire quelque chose de spécial pour un pays, ça les dérange», dénonce le politicien municipal. 

Adapter la grille d'analyse

L'autre écueil, c'est la méthode d'analyse de la pénurie de main-d'oeuvre, dit le maire. «Ils font des analyses par région. Si tu prends la région de l'est du Canada, ça marche pas. Nous autres, c'est à Québec qu'on a des problèmes. La RMR [région métropolitaine de recensement] de Québec, c'est celle qui a le plus bas chômage depuis des mois sur 34 RMR au pays. Il faut qu'ils rapetissent géographiquement leur analyse», fait-il valoir.  

Régis Labeaume ira porter ce message directement à Ottawa au début de 2017. 

«C'est une question tellement importante», a pour sa part indiqué le ministre Jean-Yves Duclos vendredi. Il admet que le vieillissement de la population - «plus rapide [à Québec] qu'ailleurs au pays», dit-il - met une «pression» supplémentaire sur le marché du travail dans la capitale, mais refuse que le gouvernement fédéral prenne l'entière responsabilité sur cette question. «Le Québec a longtemps demandé des compétences en immigration. Il les a obtenues il y a déjà plusieurs années. La façon dont tout ça doit se travailler correctement, c'est en collaboration avec le gouvernement du Québec», dit-il.  Avec Camille B. Vincent

Québec célèbre ses nouveaux pouvoirs

Le ministre des Affaires municipales, Martin Coiteux, a parlé... (Le Soleil, Patrice Laroche) - image 3.0

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Le ministre des Affaires municipales, Martin Coiteux, a parlé d'un «moment magique» quand l'Assemblée nationale a adopté le projet de loi à l'unanimité, jeudi. Le maire Régis Labeaume n'a pas dit le contraire, lui qui attendait un déblocage sur ce front depuis ses premiers pas en politique, il y a 35 ans.

Le Soleil, Patrice Laroche

La Loi sur le statut de capitale nationale a donné lieu à des réjouissances, vendredi, à l'hôtel de ville de Québec.

Le ministre des Affaires municipales, Martin Coiteux, a parlé d'un «moment magique» quand l'Assemblée nationale a adopté le projet de loi à l'unanimité, jeudi. Le maire Régis Labeaume n'a pas dit le contraire, lui qui attendait un déblocage sur ce front depuis ses premiers pas en politique, il y a 35 ans. 

Les deux politiciens sont particulièrement fiers d'avoir réussi à désigner la capitale comme lieu «privilégié et prioritaire» des grandes rencontres politiques, des négociations importantes et de l'accueil des dignitaires. M. Labeaume a promis de veiller au grain pour que cela soit respecté. 

L'opposition municipale continue de penser que la loi n'a «rien de révolutionnaire». Selon la chef de Démocratie Québec, Anne Guérette, elle est même dangereuse, car elle centralise les pouvoirs dans les mains du maire au détriment des arrondissements. Annie Morin

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