La cuisine de rue à Québec, plus que des camions

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(Québec) Les restaurants ayant pignon sur rue pourront offrir de la «cuisine de rue» en vendant de la nourriture par une fenêtre en façade de leur établissement. Quant aux camions-restaurants, ils seront limités à 15 dans 10 emplacements proposés loin du Vieux-Québec et des artères commerciales.

La Ville de Québec s'est félicitée vendredi d'«innover» et de faire les choses «différemment» pour son projet pilote sur la cuisine de rue qui se déroulera en 2017 et en 2018. 

«La cuisine de rue ne se limitera pas aux camions-cuisines. Nous pensons aussi qu'on peut s'ouvrir aux restaurateurs qui ont déjà pignon sur rue», a dit le maire de Québec, Régis Labeaume, en conférence de presse, présentant les recommandations du groupe de travail sur la cuisine de rue à Québec, vendredi, à l'hôtel de ville.

«C'est une idée nouvelle qui a émergé pendant les consultations», a dit la conseillère responsable de l'aménagement du territoire, Julie Lemieux. «On considère que ça pourrait donner une couleur spéciale à Québec de permettre des fenêtres sur nos artères commerciales à la condition que les SDC soient d'accord. Ça peut être vraiment une offre complémentaire et de ne pas résumer la cuisine de rue seulement aux camions.»

L'offre alimentaire servie par «les fenêtres» pourrait aussi être différente de ce que le restaurant servira sur mon menu régulier à l'intérieur.

La Ville de Québec avait lancé le 29 août les consultations sur la cuisine de rue à partir d'orientations établies par un comité présidé par le chef émérite Jean Soulard.

Vendredi, ce dernier a dit sentir «quelque chose d'original» dans la proposition du groupe de travail. «On a des chefs et des restaurateurs excellents dans cette ville avec une imagination qui nous est propre», a ajouté celui qui a dirigé les cuisines du Château Frontenac pendant 20 ans. Des mémoires ont été reçus, et la démarche a culminé par une journée de consultation le 4 octobre.

Dix emplacements pour les camions

Un camion de rue devra appartenir à un restaurant existant ou une organisation qui possède déjà un lieu de production permanent. Le nombre de permis sera limité à 15 pour les camions et à 3 pour les «vélos-cuisines».

Pour les camions-restaurants, le rapport recommande 10 endroits où l'offre alimentaire est actuellement jugée restreinte, voire inexistante. Il s'agit majoritairement de parcs et de lieux prisés, comme le Domaine Maizerets et la promenade Samuel-De Champlain (voir la liste ci-contre).

Les camions-restaurants seront aussi permis de façon ponctuelle à l'occasion de grands événements. «On veut aussi organiser un grand rassemblement de camions de cuisine de rue sur le site d'ExpoCité», a annoncé Mme Lemieux.

Les restaurateurs intéressés auront droit en janvier à une présentation des paramètres du projet pilote. Ils seront sélectionnés en avril pour un démarrage du projet pilote en mai, a-t-elle ajouté.

L'idée, qui était déjà dans l'air avant même le début des consultations, était de ne pas nuire aux restaurants existants. Il ne sera toutefois pas impossible de voir un camion-restaurant dans une rue commerciale, comme Saint-Jean ou la 3e Avenue «si la SDC est d'accord», a précisé Mme Lemieux. Elle a toutefois rappelé que lors des consultations, les associations de commerçants étaient peu enclines à voir arriver cette cuisine alternative. Le coût des permis n'est pas encore déterminé. «Mais on veut que ce soit accessible», a assuré l'élue.

Où seront les camions?

Les sites proposés sont :

• Base de plein air de Sainte-Foy

• Domaine Maizerets

• Parc Notre-Dame-de-la-Garde

• Hôpital Enfant-Jésus

• Parc Cartier-Brébeuf

• Parc de la Chute-Montmorency

• Parc de la Plage-Jacques-Cartier

• Secteur de la piscine Saint-Roch

• Promenade Samuel-de-Champlain (lieu précis à déterminer)

• Secteur de l'Étang de la côte à Beauport

L'Association des restaurateurs satisfaite

Les conclusions du rapport sur la cuisine de rue à Québec sont bien reçues par l'Association des restaurateurs du Québec (ARQ) qui y trouve un écho à plusieurs de ses recommandations. L'organisation qui regroupe 5300 membres, dont un millier exploitent un restaurant à Québec, se réjouit que le comité présidé par le chef émérite Jean Soulard ait reconnu que «ceux qui se verront accordés un permis de cuisine de rue devront exploiter un lieu de préparation ou un établissement de restauration sur le territoire de la Ville de Québec». L'ARQ salue aussi le fait que les camions devront déclarer leurs ventes. «Nous jugeons que les recommandations du Groupe de travail permettront une introduction harmonieuse de la cuisine de rue à Québec», a dit le vice-président aux affaires publiques et gouvernementales de l'ARQ, François Meunier. Il promet de suivre de près le projet pilote des deux prochaines années.

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